Brad Pitt di­vorce, son vin sur­vit

La sé­pa­ra­tion de Brad Pitt et d’An­ge­li­na Jo­lie ne re­met pas en cause la com­mer­cia­li­sa­tion du vin pro­duit sur leur do­maine de Mi­ra­val (Var), qui se vend dans le monde en­tier. Pour l’ins­tant…

Le Parisien (Paris) - - ÉCONOMIE - DE NOTRE CORRESPONDANTE À TOU­LON (VAR) DIANE AN­DRÉ­SY

AU DO­MAINE de Mi­ra­val, à Cor­rens (Var), c’est le dé­sert sous le so­leil d’oc­tobre. Les ven­danges des 30 ha de vignes, sur 400 ha au to­tal, sont ter­mi­nées. Mais après l’an­nonce du di­vorce du couple hol­ly­woo­dien An­ge­li­na Jo­lie-Brad Pitt et la mise en vente de la pro­prié­té, la ques­tion de l’ave­nir du vin pro­duit sur place se pose. Le rosé bio de Mi­ra­val, ven­du 15,50 € la bou­teille, s’est taillé une ré­pu­ta­tion mon­diale, rem­por­tant prix et dis­tinc­tions aux Etats-Unis.

SUC­CESS STO­RY EN TROIS COU­LEURS

Pas­sion­né de vins fran­çais, l’ac­teur avait conclu, en 2013, un ac­cord avec la fa­mille Per­rin, pro­prié­taire du châ­teau de Beau­cas­tel (côtes-du-rhône), pour l’ai­der à pro­duire un vin ex­cep­tion­nel. Une so­cié­té avait été créée à 50-50 entre les deux fa­milles : « Mi­ra­val-Pro­vence ». Au­jourd’hui, l’en­tre­prise pro­duit 500 000 bou­teilles de côtes-de-pro­vence et en ex­porte par­tout dans le monde. L’éti­quette n’était pas pour rien dans cette suc­cess sto­ry : « Mis en bou­teille par Jo­lie-Pitt & Per­rin ». Pour l’ins­tant, les af­faires conti­nuent en l’ab­sence de toute dé­ci­sion de « di­vorce éco­no­mique », se­lon les termes de Marc Per­rin. Ami du couple, ce der­nier a seule­ment in­di­qué que Brad Pitt avait « tou­jours été étroi­te­ment im­pli­qué dans l’éla­bo­ra­tion du vin de­puis le dé­but. Il a as­sis­té aux séances de mé­langes et de tests et a tou­jours eu un rôle ac­tif dans la vi­ni­fi­ca­tion ».

D’au­tant qu’après le rosé, Mi­ra­val a lan­cé un blanc (17 €, le cru 2015) qui a conquis l’Amé­rique et, l’an der­nier, un rouge (18 €, la bou­teille). Fort de ces trois cou­leurs, le do­maine de Mi­ra­val veut conser­ver son lea­der­ship. Près de 90 000 caisses ont dé­jà été ex­por­tées vers les Etats-Unis de­puis le dé­but de l’an­née, et les pré­com­mandes pour la cu­vée à ve­nir af­fluent.

Brad Pitt, fé­ru d’oe­no­lo­gie, ne compte pas se dé­tour­ner de « son » vin du Sud. « Ce qui m’in­té­resse vrai­ment à pré­sent, ce sont les vins rouges », a-t-il dé­cla­ré à un ma­ga­zine an­glo-saxon. « Avec la fa­mille Per­rin, nous en­vi­sa­geons de faire un su­perbe rouge de Pro­vence. Don­nez-nous quelques an­nées pour ça… » Un nom cir­cule dé­jà : le Su­per Pro­vence.

Mi­ra­val s’est taillé une ré­pu­ta­tion in­ter­na­tio­nale grâce aux noms de Brad Pitt et d’An­ge­li­na Jo­lie.

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