Rien n’a chan­gé à l’OM !

Après un point ar­ra­ché aux Pa­ri­siens di­manche der­nier, l’OM nou­velle for­mule a dé­çu hier contre Bor­deaux avec un se­cond 0-0. Pour convaincre les fans, il fau­dra faire plus et mieux.

Le Parisien (Paris) - - FOOTBALL -

DE NOTRE CORRESPONDANT CLÉMENT CHAILLOU À MAR­SEILLE (BOUCHES-DU-RHÔNE) VOI­LÀ CE MA­TIN

tout juste deux se­maines que Frank Mc­Court a pris pos­ses­sion de l’OM. Deux se­maines seule­ment, est-on ten­té de dire, car à Mar­seille, on croi­rait que trois mois se sont écou­lés. En qua­torze jours, beau­coup de choses ont chan­gé. Le pro­prié­taire, donc, le pré­sident, le di­rec­teur spor­tif, l’en­traî­neur, l’am­biance, l’am­bi­tion. Mais, hier soir, le match nul contre Bor­deaux (0-0) a rap­pe­lé une chose : l’équipe, elle, est tou­jours la même. Et la trans­for­mer ne se­ra pas chose ai­sée.

« Il nous a man­qué un but pour être à la hau­teur du Vé­lo­drome, on au­rait ai­mé lui of­frir le suc­cès, glisse Rudi Garcia. On sait qu’on est dans la construc­tion, il faut être in­dul­gent. Il y a eu du pro­grès, mais il y a en­core du tra­vail. » Pour sa pre­mière sor­tie à do­mi­cile, le nou­veau coach de l’OM n’a pu ap­por­ter au pu­blic mar­seillais ce qu’on lui de­man­dait en pre­mier, à sa­voir la vic­toire. Mais le tech­ni­cien olym­pien était aus­si at­ten­du sur le conte­nu.

GO­MIS SUR UNE JAMBE

Hier soir, il a en­core es­sayé de mettre sa patte. Rudi Garcia a chan­gé pour la troi­sième fois de ca­pi­taine — il a aus­si chan­gé de banc de touche — en confiant le bras­sard à Rod Fan­ni, re­con­duit son 4-3-3 dé­jà aper­çu à Cler­mont en Coupe de la Ligue, et, à l’ex­cep­tion des deux ar­rières la­té­raux, les mêmes joueurs. On l’a éga­le­ment vu don­ner de nom­breuses consignes en dé­but de ren­contre : l’OM a at­ta­qué fort, et s’est li­vré, sous la cla­meur du Vé­lo­drome, à un gros pres­sing.

Seule­ment, après vingt-cinq pre­mières mi­nutes en­cou­ra­geantes, Mar­seille est re­tom­bé dans ses tra­vers, a mon­tré un vi­sage que l’on avait dé­jà vu sous Franck Pas­si, l’an­cien en­traî­neur. Face à un Bor­deaux pri­vé de Car­ras­so, de Mé­nez et sou­vent de jus­tesse, il a te­nu le bal­lon, mais a pé­ché dans l’ani­ma­tion of­fen­sive. A l’ex­cep­tion du frin­gant Florian Thau­vin, les joueurs de cou­loir ont ra­len­ti le jeu et ont pei­né à trou­ver l’ou­ver­ture.

Et la pointe mar­seillaise, avec un Go­mis sur une jambe, puis un Leya Ise­ka en­core trop tendre, n’a pas été en réus­site. « On a énor­mé­ment pous­sé en se­conde pé­riode, glisse Maxime Lo­pez, au­teur d’une bonne pres­ta­tion. Mais on pèche un peu dans la fi­ni­tion, il va fal­loir être plus tueur. On sait que ce n’est pas suf­fi­sant, mais il vaut mieux prendre un point que zé­ro... »

On sait aus­si que Rudi Garcia, pour « rem­plir le Vé­lo­drome », un de ses ob­jec­tifs an­non­cés, au­ra be­soin de plus de temps, et, in­con­tes­ta­ble­ment, de ren­forts. « En dix jours, les joueurs ont mon­tré des signes d’éveil, d’écoute. Ils ont ap­pli­qué des choses que l’on a tra­vaillées, dé­fen­si­ve­ment et of­fen­si­ve­ment, pré­fère re­te­nir le coach mar­seillais. On sou­hai­tait tous ren­trer dans la pre­mière par­tie du clas­se­ment par la grande porte, là c’est par la pe­tite... » Pour l’heure, il faut s’en conten­ter.

Stade-Vé­lo­drome (Mar­seille), hier soir. Rudi Garcia passe des consignes à son dé­fen­seur et ca­pi­taine Rod Fan­ni : pour sa pre­mière à do­mi­cile, le nou­veau coach de l’OM doit se conten­ter d’un nul.

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