Le Vé­lo­drome entre es­poir et at­tentes

Le Parisien (Paris) - - FOOTBALL - MAR­SEILLE

même pas fal­lu at­tendre le re­tour des ré­sul­tats. Ce­lui de pers­pec­tives plus ra­dieuses, d’un ave­nir peut-être heu­reux, au­ra suf­fi. Sombre comme ja­mais de­puis près d’un an, le Vé­lo­drome a re­trou­vé hier des cou­leurs pour la pre­mière à do­mi­cile de l’ère Mc­Court. Et de la fer­veur, sur­tout. Alors que l’af­fluence moyenne de­puis le dé­but de sai­son n’at­tei­gnait pas les 30 000 spec­ta­teurs, plus de 57 000 sup­por­teurs de l’OM se sont dé­pla­cés face à Bor­deaux. Ve­nu au stade avec son épouse Mo­ni­ca, le pro­prié­taire amé­ri­cain a pu ap­pré­cier, le temps d’une soi­rée, le grand re­tour des ti­fos — un « Yes we can » sur me­sure — et des vi­bra­tions. Il faut dire que les nou­veaux pa­trons avaient lan­cé l’opé­ra­tion sé­duc­tion. Des places à prix cas­sés, voire gra­tuites pour les moins de 14 ans, une réunion avec les lea­deurs de groupes de sup­por­teurs, et même un tweet pré­si­den­tiel, hier mi­di, sa­luant ces fans « for­mi­dables ».

EN­VIE DE BEAU JEU

« Mais même sans ça, on se­rait ve­nus, glis­sait avant le match Ka­rim, la ving­taine. Plus que la com, ce sont les pre­mières dé­ci­sions qui ont re­lan­cé la ma­chine. Gui­gnol et com­pa­gnie, c’est fi­ni. Un nou­veau pré­sident, un nou­veau di­rec­teur spor­tif, un nou­veau coach, il y a de la cu­rio­si­té, on a for­cé­ment en­vie de voir. » Et pas de voir n’im­porte quoi. « Ce qu’on at­tend main­te­nant, c’est des vic­toires. L’ar­ri­vée de Garcia a été bien ac­cueillie, à lui de confir­mer sa ré­pu­ta­tion », lâche Jean-Fé­lix, ve­nu de Rennes en fa­mille. « On es­père qu’il ra­mè­ne­ra des suc­cès, mais on es­père aus­si qu’il fe­ra re­ve­nir le beau jeu, ap­puie Jean-Louis, 22 ans. Il fau­dra peut-être un peu de temps, sur­tout que l’équipe n’a pas en­core été ren­for­cée, mais il en est ca­pable. Il prône un jeu of­fen­sif, ça nous cor­res­pond. » Comme beau­coup hier, Jean-Louis n’est pas ve­nu en abon­né : « Je l’étais l’an pas­sé, mais on n’en pou­vait plus. » Peut-il re­prendre sa carte ? « Bien sûr, on a tou­jours en­vie d’être der­rière l’équipe. Mais il faut que ça change. » Et du­ra­ble­ment.

Stade-Vé­lo­drome, hier soir. Chez les fans de l’OM, il y a de la cu­rio­si­té et une forte at­tente de­puis l’ar­ri­vée de la nou­velle di­rec­tion.

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