Et si vous pos­tu­liez dans une start-up ?

Am­biance dé­ten­due mais len­de­mains in­cer­tains ? Les start-up fran­çaises mé­ritent mieux que cer­tains cli­chés. Pour au­tant, elles ne pro­posent pas des emplois tout à fait comme les autres.

Le Parisien (Paris) - - CARRIÈRES - PAR PHI­LIPPE HEMMERLÉ, DI­REC­TEUR DU CA­BI­NET CVFIRST

« ON A COM­MEN­CÉ à deux et nous sommes au­jourd’hui 32 sa­la­riés à Pa­ris et 4 dans un nou­veau bu­reau à Bruxelles. » Ar­naud Katz, co­fon­da­teur de Bird Of­fice, illustre l’une des belles his­toires que compte l’uni­vers fran­çais des start-up. Créée fin 2013 et sur­nom­mée le « Airbnb des bu­reaux », cette jeune so­cié­té per­met aux en­tre­prises de louer leurs es­paces in­oc­cu­pés. Et ça marche : après avoir si­gné une pre­mière le­vée de fonds de 1,2 M€ en dé­but d’an­née, la start-up re­crute : « Entre un et deux com­mer­ciaux par mois. Mais les star­tup en gé­né­ral re­cherchent des pro­fils très va­riés. »

« Nous ob­ser­vons ef­fec­ti­ve­ment une crois­sance à la fois du vo­lume d’offres et de l’ap­pé­tit des can­di­dats pour ce type de struc­ture », confirme Da­vid Beau­re­paire, res­pon­sable dé­ve­lop­pe­ment et stra­té­gie chez Re­gionsJob. Par start-up, ce pro­fes­sion­nel en­tend es­sen­tiel­le­ment des so­cié­tés qui dé­marrent, pour l’es­sen­tiel dans l’uni­vers de l’in­no­va­tion et du di­gi­tal. « Il y a une vraie dy­na­mique en France, por­tée no­tam­ment par les suc­cès de la « French Tech ». Ce­la s’ac­com­pagne d’in­ves­tis­se­ments im­por­tants et de le­vées de fonds qui donnent de beaux moyens pour re­cru­ter. »

Phi­lippe Hemmerlé dé­crit lui aus­si un mi­lieu plus riche que cer­tains cli­chés. « Ce n’est pas un uni­vers ré­ser­vé aux jeunes, in­siste le di­rec­teur du ca­bi­net CVFirst. D’ailleurs, beau­coup de jeunes di­plô­més, en re­cherche de sta­bi­li­té, pré­fé­re­ront les grands groupes. Si la start-up peut plaire à toutes les tranches d’âge, c’est parce qu’elle pro­pose un risque, certes, mais aus­si une vraie aven­ture hu­maine et la pos­si­bi­li­té d’adhé­rer à une marque ou un pro­jet. Et les jeunes, comme cer­tains pro­fils plus se­niors, sont aus­si sen­sibles à leur mode de ma­na­ge­ment moins py­ra­mi­dal. Dans une start-up, le lien de proxi­mi­té avec le di­ri­geant et les col­lègues est un plus. »

« Quand on in­tègre une start-up, et sur­tout au dé­but

« CE N’EST PAS UN UNI­VERS RÉ­SER­VÉ AUX JEUNES »

Flexi­bi­li­té, proxi­mi­té avec les di­ri­geants, mis­sions trans­ver­sales… Les start-up pré­sentent offrent des pers­pec­tives in­té­res­santes.

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