L’Etat­prê­tàun­coup­deT­ra­fal­gar pour­dé­fen­dreSTX

Une na­tio­na­li­sa­tion tem­po­raire des chan­tiers na­vals de Saint-Na­zaire se­rait en­vi­sa­gée, alors que les né­go­cia­tions avec le re­pre­neur ita­lien coincent.

Le Parisien (Paris) - - ÉCONOMIE - VINCENT VÉRIER

de na­tio­na­li­sa­tion ou coup de bluff ? Se­lon « le Monde », l’Etat en­vi­sa­ge­rait de na­tio­na­li­ser tem­po­rai­re­ment les chan­tiers na­vals de Saint-Na­zaire (Loire-At­lan­tique) en cas d’échec des né­go­cia­tions avec le construc­teur ita­lien Fin­can­tie­ri.

Un plan de se­cours qui consis­te­rait à ac­qué­rir 100 % du ca­pi­tal avant de le cé­der ra­pi­de­ment à deux in­ves­tis­seurs qui pour­raient être les ar­ma­teurs ita­lo-suisse MSC et l’amé­ri­ca­no-nor­vé­gien Royal Ca­rib­bean. Les deux can­di­dats pren­draient en­vi­ron 20 % du ca­pi­tal cha­cun, tan­dis que l’Etat conser­ve­rait ses 33 % ac­tuels, soit une mi­no­ri­té de blo­cage. En­fin, le groupe mi­li­taire fran­çais DCNS et les sa­la­riés des chan­tiers na­vals, di­ri­geants com­pris, pour­raient ac­qué­rir cha­cun 10 %. Contac­té, le mi­nis­tère de l’Eco­no­mie, à la ma­noeuvre dans le dos­sier, ne confirme pas. « Il n’y a rien de nou­veau, es­time-t-on. La pré­emp­tion est une clause qui est à la dis­po­si­tion du gouvernement de­puis le dé­but. »

L’Etat dis­pose du dé­cret dit Montebourg, pu­blié en mai 2014, qui per­met au gouvernement de s’op­po­ser à un in­ves­tis­se­ment étran­ger qui ne se­rait pas conforme aux in­té­rêts na­tio­naux dans une entre- prise fran­çaise. Or, les chan­tiers STX de Loire-At­lan­tique, avec leurs 2 600 sa­la­riés et leurs 5 000 sous-trai­tants et in­té­ri­maires, sont les seuls à dis­po­ser des in­fra­struc­tures pour construire la coque d’un porte-avions. Alors que Fin­can­tie­ri est l’unique can­di­dat à avoir dé­po­sé une offre — es­ti­mée à 80 M€ — au­près du tri­bu­nal de com­merce de Séoul (Co­rée) pour ac­qué­rir les 67 % dis­po­nibles des chan­tiers de Saint-Na­zaire, cette re­prise est loin de sa­tis­faire l’Etat et pas plus les syn­di­cats. « Nous

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