« MA­CRON N’EST PAS DE GAUCHE »

PRÉ­SI­DEN­TIELLE Le can­di­dat du PS pré­cise son pro­gramme et re­vient sur l’uni­té im­pos­sible avec Jean-Luc Mé­len­chon.

Le Parisien (Paris) - - LA UNE - EN­TRE­TIEN CO OR­DON­NÉ PAR JANNICK ALIMI, AVA DJAMSHIDI, PHI­LIPPE MAR­TI­NAT ET HEN­RI VER­NET OLI­VIER ARANDEL PHO­TOS:

LE CAN­DI­DAT qui fait face ce ven­dre­di ma­tin aux lec­teurs du « Pa­ri­sien » - « Au­jourd’hui en France » a pas­sé une sale se­maine. Be­noît Ha­mon a été lâ­ché par Ma­nuel Valls, qui a choi­si Em­ma­nuel Ma­cron, et dé­visse dans les son­dages au pro­fit de Jean-Luc Mé­len­chon. Mais il ne lâche rien .« Je suis le can­di­dat du P S, avec un tout pe­tit bout du PS qui s’en est al­lé, dit-il, bra­vache. Ce n’est pas grave car il se­ra lar­ge­ment com­pen­sé par d’ autres », ces élec­teurs d’une gauche à la fois vo­lon­ta­riste et mo­dé­rée, ni so­ciale-li­bé­rale ni ra­di­cale, qu’il ne déses­père pas de conqué­rir. Be­noît Ha mon s’ ex­plique lon­gue­ment sur sa pro­po­si­tion phare de re­ve­nu uni­ver­sel et ré­ta­blit quelques vé­ri­tés : « Contrai­re­ment au CV que l’on me prête, je n’ai pas fait que de la po­li­tique. J’ai tra­vaillé dans le secteur privé, j’ai al­ter­né man­dats d’élu et ac­ti­vi­té dans une en­tre­prise que j’ai créée avec deux as­so­ciés, j’ai fait de l’en­sei­gne­ment aus­si. Bref, j’ai tou­ché à bien des as­pects de la vie. »

Après Ma­rine Le Pen et Be­noît Ha­mon, les trois autres prin­ci­paux can­di­dats, Em­ma­nuel Ma­cron, Jean-Luc Mé­len­chon et Fran­çois Fillon, se­ront in­ter­ro­gés par nos lec­teurs-élec­teurs d’ici au 23 avril. Quant aux six autres can­di­dats, ils fe­ront l’ob­jet d’in­ter­views sur leur pro­gramme, à l’image de Na­tha­lie Ar­thaud dans nos édi­tions d’hier.

Saint-Ouen (Seine-Saint-De­nis), ven­dre­di. Be­noît Ha­mon au siège de notre jour­nal en­tou­ré de six lec­teurs-élec­teurs.

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