Deux « ban­quiers oc­cultes » tou­jours re­cher­chés

Le Parisien (Paris) - - FAITS DIVERS -

est es­sen­tiel dans le cir­cuit de blan­chi­ment, Sayed Ma­ri­car n’est que le maillon d’un sys­tème or­ga­ni­sé de­puis l’étran­ger, en l’oc­cur­rence le Ma­roc. Car le per­son­nage central du blan­chi­ment du tra­fic in­ter­na­tio­nal de stu­pé­fiants est ce­lui que l’on ap­pelle le « sa­raf ».

Agis­sant tel un cour­tier, son rôle est d’as­su­rer l’échange des de­vises dé­te­nues par les tra­fi­quants en Eu­rope contre des de­vises lo­cales. Pour cette mis­sion, il peut mettre en place un « sys­tème de com­pen­sa­tion ». Entre un en­tre­pre­neur ma­ro­cain qui a be­soin d’eu­ros sans se plier au contrôle des changes, par exemple, et un tra­fi­quant qui veut ré­cu­pé­rer des di­rhams. Pour jouer son rôle de ban­quier oc­culte, le sa­raf doit se re­po­ser sur un ré­seau de col­lec­teurs afin d’as­su­rer la cir­cu­la­tion de cet ar­gent sale. Le sa­raf « vit de com­mis­sions et pros­père grâce à sa bonne ré­pu­ta­tion », sou­ligne le par­quet de Pa­ris qui parle d’un secteur « concur­ren­tiel ».

Dans le cas pré­sent, Sayed Ma­re­car oeu­vrait es­sen­tiel­le­ment pour un sa­raf, Nour-Ed­dine E.-C., qui tra­vaillait en bi­nôme avec son frère, Ab­de­loua­hed. Les deux hommes, dont le par­quet ré­clame le ren­voi de­vant le tri­bu­nal, font l’ob­jet d’un man­dat d’ar­rêt. Ils se trouvent très vrai­sem­bla­ble­ment au Ma­roc.

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