« J’ai tou­jours 18 ans quand j’entre sur un ter­rain »

Pour fran­chir l’obs­tacle tou­lon­nais, Cler­mont au­ra bien be­soin de l’ex­pé­rience d’Au­ré­lien Rou­ge­rie, qui se pré­pare se­rei­ne­ment à dis­pu­ter son 400e match avec son club de tou­jours.

Le Parisien (Paris) - - RUGBY -

bien que ce n’est pas une se­maine comme les autres, car c’est un grand rendez-vous qui nous at­tend face à Tou­lon. On se fo­ca­lise sur le moindre dé­tail. On a choi­si quelques lan­ce­ments pri­vi­lé­giés dont on pense qu’ils peuvent faire mouche face à cette équipe. Oui, sur­tout qu’il y a un an on s’était fait sor­tir bê­te­ment en poule. On a hâte de re­goû­ter ce par­fum si sin­gu­lier des phases fi­nales. On a rec­ti­fié le tir cette sai­son en ter­mi­nant pre­mier club eu­ro­péen. Mais on sait que ce­la ne donne droit à rien ! Là, tout se joue sur un match. En plus, c’est chez nous. C’est bien. On sait que c’est im­por­tant. Je n’y crois pas trop ! Ils sont denses, bien en place en dé­fense. Ils ont aus­si des in­di­vi­dua­li­tés ex­cep­tion­nelles dont on sait que, si elles sont en forme le jour J, ce­la peut faire très mal. L’Eu­rope, c’est une autre di­men­sion. On s’at­tend à af­fron­ter un gros Tou­lon, c’est une cer­ti­tude. Ce­la risque même d’être fron­tal ! On est fa­vo­ris, je n’ai pas honte de le dire. Mais on est sur nos gardes. Si on m’avait dit ce­la au dé­but de ma car­rière, j’au­rais si­gné… Ou pas ! La fraî­cheur men­tale est là. J’ai tou­jours 18 ans quand j’entre sur un ter­rain. Les jambes souffrent un peu plus, mais je m’ac­croche. Je me vois plus au­jourd’hui comme « un pas­seur » au­près des jeunes. Ce cap des 400 matchs est sym­bo­lique, mais je ne veux pas me pro­je­ter là-des­sus main­te­nant, car ce­la vou­drait dire que c’est l’heure du bi­lan. Non, ce n’est pas le mo­ment. On veut al­ler cher­cher des titres. Et je conti­nue !

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