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Le Parisien (Paris) - - VOTRE DIMANCHE -

ai tou­jours fait de la mu­sique mais, à 20 ans, j’ai lais­sé de cô­té l’idée d’en vivre par peur de ga­lé­rer, ra­conte Jé­rôme Aman­di. Je suis en­tré dans une agence de com­mu­ni­ca­tion pour créer des pubs. Mais la frus­tra­tion ga­gnait du ter­rain à me­sure que la vé­ri­té s’éloi­gnait. Alors il y a six ans, j’ai fait le grand saut. » Et le bon choix ! Main­te­nant c’est lui, sous le nom de Ta­lis­co, qui illustre avec sa mu­sique les pubs des autres.

Vous connais­sez peut-être dé­jà ce Bor­de­lais sans le sa­voir. Ce chan­teur, gui­ta­riste et domp­teur de ma­chines élec­tro­niques de 38 ans se cache der­rière une chan­son, « The Keys », sor­tie en 2014, qui a illus­tré des cam­pagnes de Bouygues Té­le­com, Air France et Toyo­ta. Ce titre, puis « Your Wish » et « Run », lui a aus­si ou­vert les portes des dis­co­thèques et des salles d’Eu­rope et des Etats-Unis, où il a don­né 200 concerts en deux ans.

De Los An­geles, où il a po­sé ses va­lises pen­dant plu­sieurs mois, Ta­lis­co re­vient frap­per un grand coup avec « Ca­pi­tol Vi­sion », un deuxième al­bum brû­lant où ex­plosent ses dons de mé­lo­diste. Ses onze chan­sons en an­glais réus­sissent à res­ter in­clas­sables tout en in­vo­quant le ly­risme élec­tro de Wood­kid — les trom­pettes de « Ri­sing Suns » — et la voix de Fred­die Mer­cu­ry, que l’on croi­rait en­tendre sur « Be­hind the Ri­ver » et « Sha­dows ».

A L o s A n ge l e s , Jé rôm e Aman­di a croi­sé Jay­cen Joshua, trois Gram­mys et un CV long comme la ci­té des Anges après avoir tra­vaillé avec Beyon­cé, Ka­ty Per­ry, Jus­tin Bie­ber… Entre Ni­cki Mi­naj et Snoop Dogg, l’Amé­ri­cain a mixé l’al­bum du Fren­chy et lui a don­né un re­lief de Grand Ca­nyon. « Je rê­vais d’un in­gé­nieur du son is­su du hip-hop ca­li­for­nien pour em­me­ner mes chan­sons com­po­sées seul à la mai­son dans un autre uni­vers, ra­conte Ta­lis­co. Il a réa­li­sé mon fan­tasme. »

Aux Etats-Unis, « dé­bar­ras­sé des codes pa­ri­siens », Ta­lis­co a trou­vé un se­cond souffle. « J’ai nour­ri cet al­bum de beau­coup de sen­sa­tions et d’émo­tions, no­tam­ment la dis­pa­ri­tion d’un être très cher, dont je parle dans trois chan­sons, confie-t-il. Mon nom Ta­lis­co est à la fois un hom­mage à un pa­rent dé­cé­dé, qui a tou-

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