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Le Parisien (Paris) - - LOISIRS -

annes a son ci­né­ma, Lyon, son po­lar. Et les quais de Saône et du Rhône n’ont rien à en­vier à la Croi­sette. De­puis treize ans main­te­nant, le fes­ti­val Quais du po­lar — qui s’achève ce soir — s’est im­po­sé comme le pas­sage obli­gé des amou­reux du ro­man noir en ac­cueillant la crème des au­teurs fran­çais, mais aus­si amé­ri­cains, is­lan­dais ou es­pa­gnols.

« Ce qui est fan­tas­tique à Quais du po­lar, c’est que tous ces au­teurs qu’on adore sont à por­tée de main, s’en­thou­siasme So­phie, 40 ans et fi­dèle du fes­ti­val de­puis cinq ans. Il y en a des plus ac­ces­sibles, des plus ba­vards, des ti­mides aus­si, mais dans l’en­semble, tous sont ado­rables », pour­suit cette en­sei­gnante qui a dé­jà pu par­ler à R. J. El­lo­ry, « un grand mo­ment », et à Li­sa Gard­ner.

Son ob­jec­tif au­jourd’hui : ren­con­trer Han­ne­lore Cayre, dont le livre « la Da­ronne » (Mé­tai­lié) a re­çu le prix « le Point » du po­lar eu­ro­péen. « Il pa­raît que l’in­trigue, qui se passe dans le mi­lieu de la drogue, est ab­so­lu­ment gé­niale, et comme c’est une nou­velle ve­nue, j’es­père qu’il n’y au­ra pas trop de monde, car deux heures de queue pour se faire dé­di­ca­cer un ro­man, non mer­ci ! »

« Mo i , p o u r r e n c o n t r e r Guillaume Mus­so, je peux at­tendre une ma­ti­née en­tière ! », dit en re­vanche Ma­non, jo­lie jeune fille de 23 ans. De­puis plus d’une heure, elle pa­tiente sa­ge­ment pour par­ler à son au­teur fé­tiche, son der­nier ro­man pres­sé contre elle. Et que compte-telle lui dire ? « Qu’il a chan­gé ma vie, car grâce à lui, je suis de­ve­nue une grande lec­trice ! Mais je ne sais pas si j’ose­rai… »

Les stars, Pas­cale et Léone s’en moquent un peu. Ces deux pé­tillantes qua­dras stras­bour­geoises, qui n’ont pas hé­si­té à ve­nir pour cette « grande fête du po­lar », ont très en­vie de voir « à quoi ça res­semble, un au­teur ». « Quelle tête peut bien avoir un être hu­main ca­pable d’écrire de telles in­trigues ? plai­sante Léone. A-t-il for­cé­ment un es­prit ma­chia­vé­lique ? » « A Lyon, on les a tous et quand on voit leur vi­sage, c’est élo­quent ! » en­chaîne en riant Pas­cale. Du cô­té des écri­vains, ces pe­tites ren­contres avec les lec­teurs dé­bouchent pour cer­tains sur des

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