Voi­ci­le­nou­veau­billetde50€

Mis en cir­cu­la­tion de­main, il bé­né­fi­cie d’in­no­va­tions tech­no­lo­giques pour em­pê­cher les contre­fa­çons.

Le Parisien (Paris) - - ÉCONOMIE - ODILE PLICHON

une bonne an­née pour les fa­bri­quer. Ils at­tendent désormais, sa­ge­ment em­pi­lés, dans votre agence ban­caire. De­main, dans tous les dis­tri­bu­teurs de France et des 19 pays de la zone eu­ro, vous pour­rez ré­cu­pé­rer les nou­veaux billets de 50 €. Que les ama­teurs de cou­pures usa­gées­se­ras­surent:le­san­ciens­res­te­ront va­lables sans li­mite de temps. Au to­tal, 6,5 mil­liards de cou­pures ont été fa­bri­quées, dont 1 mil­liard dans l’im­pri­me­rie de Cha­ma­lières, près de Cler­mont-Fer­rand. L’en­jeu est de taille, car le billet de 50 € reste le plus uti­li­sé de la zone eu­ro. fa­bri­ca­tion des billets à la Banque de France, fier de pou­voir égre­ner la liste des in­no­va­tions tech­no­lo­giques — re­lief, ef­fet de lu­mière, etc. — qui com­pli­que­ront la vie des faus­saires. Et qui per­mettent à tout uti­li­sa­teur de vé­ri­fier qu’il a bien un « vrai » billet entre les mains, grâce au trip­tyque : « tou­cher, re­gar­der, in­cli­ner ».

Le chiffre « 50 », en bas à gauche ? Ce « nombre éme­raude » change de cou­leur quand on l’in­cline. « Il est im­pri­mé avec une encre de cou­leur spé­ci­fique, dont la pro­duc­tion est ré­ser­vée pour les seuls billets de banque, qu’on ne trouve donc pas dans le com­merce », as­sure Erick Lac­cou­rège. Au-des­sus, dans la par­tie blanche, une prin­cesse Eu­rope ap­pa­raît cette fois en trans­pa­rence. Une ap­pa­ri­tion qui, comme il se doit, tient du mi­racle… tech­no­lo­gique. C’est la dif­fé­rence de den­si­té entre telle et telle par­tie du billet qui lui per­met à cette prin­cesse de jaillir en fi­li­grane.

Pour la pe­tite his­toire, les pays de la zone eu­ro ont long­temps par­le­men­té avant de tom­ber d’ac­cord sur un sym­bole com­mun. La belle princes- se, dé­ni­chée « sur un vase grec du mu­sée du Louvre », se sou­vient-on à la Banque de France, a con­vain­cu tout le monde. A tel point, d’ailleurs, qu’elle ap­pa­raît dans la fe­nêtre por­trait de la bande mé­tal­lique, à droite de la cou­pure cette fois. Bref, le nou­veau billet, c’est double cein­ture et triple bre­telle. De là à le qua­li­fier d’in­fal­si­fiable… peut-être pas, mais les contrôles sont ef­fi­caces. En 2015, sur 18 mil­liards de cou­pures en cir­cu­la- tion en Eu­rope, en­vi­ron 600 000 faux billets avaient été re­pé­rés et dé­truits, pour une va­leur de 13 M€. La même an­née, les fraudes liées aux cartes ban­caires re­pré­sen­taient 225 M€, soit… 17 fois plus !

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