Eme­ry, les coupes à coeur

Le Parisien (Paris) - - FOOTBALL -

il au­rait dû leur dire que c’était une fi­nale ! Avec cette Coupe de la Ligue rem­por­tée sans dis­cus­sion sa­me­di contre Mo­na­co (4-1), Unai Eme­ry de­vient de plus en plus The Spe­cial Cup. Le Basque a rem­por­té toutes les fi­nales de coupes qu’il a dis­pu­tées : trois Ligues Eu­ro­pa (2014, 2015, 2016) et une Coupe de la Ligue.

Il a per­du trois matchs qui portent le nom de fi­nale mais qui n’en sont pas réel­le­ment, à l’image du Tro­phée des cham­pions en France : la Su­per­coupe d’Espagne 2008 avec Va­lence et la Su­per­coupe de l’UEFA en 2014 et 2015 avec Sé­ville. Il semble qu’il­pos­sè­deu­ne­po­tion­ma­gique dans ces ins­tants, mais il n’a vou­lu en­trer dans au­cun dé­tail de ses pou­voirs avant et après la fi­nale contre Mo­na­co, ren­voyant le suc­cès sur ses joueurs. « C’est un homme de coupes, com­mente Luis Fer­nan­dez, qui suit sa car­rière de­puis ses dé­buts en Espagne. Je conti­nue de pen­ser qu’il au­rait pu rem­por­ter la Ligue des cham­pions s’il avait fran­chi Bar­ce­lone. » L’an­cien en­traî­neur du PSG ex­pose un avis lar­ge­ment ré­pan­du : ce 14 fé­vrier 2017, le 4-0 ini­tial contre le Bar­ça a des­si­né toutes les qua­li­tés d’un fu­tur cham­pion d’Eu­rope. Le fias­co du match re­tour a évi­dem­ment tout re­mis en cause mais le PSG a réus­si contre Mo­na­co, un match sous pres­sion, tout ce qu’il avait ra­té au Camp Nou. Un pres­sing haut, des choix ga­gnants au mi­lieu, une en­vie co­los­sale, une su­pé­rio­ri­té men­tale face à des Mo­né­gasques ré­duits au rôle d’en­fants… « Il pré­pare bien les matchs de coupes, ajoute l’ex-in­ter­na­tio­nal tri­co­lore. C’est pour ce­la que le PSG est al­lé le cher­cher. En se ren­for­çant avec trois très bons joueurs et en évi­tant de re­com­men­cer Bar­ce­lone, le PSG d’Eme­ry se­ra can­di­dat à la vic­toire en Ligue des cham­pions la sai­son pro­chaine. »

Luis Fer­nan­dez ima­gine la cau­se­rie qu’a dû souf­fler à son groupe, sa­me­di sur le coup de 17 h 30, l’Es­pa­gnol. « Unai a sû­re­ment in­sis­té sur Mo­na­co, la plus belle équipe de France, celle que tout le monde dé­crit comme ça en tout cas, pour de­man­der à ses joueurs :

» Un dis­cours qui ti­tille l’or­gueil et qui a pro­duit ses fruits dès le coup d’en­voi. Sans lui en­le­ver de mé­rites, Eme­ry est aus­si ar­ri­vé dans un club qui a pris l’ha­bi­tude de ga­gner ses fi­nales do­mes­tiques puisque, de­puis long­temps (der­nier re­vers en fi­nale de la Coupe de France face à Lille en 2011), le PSG les col­lec­tionne.

« Il n’a fait que son devoir, tem­père ain­si Fer­nan­dez. Il se doit de tout rem­por­ter afin d’ef­fa­cer un peu l’échec de Bar­ce­lone. » Le tech­ni­cien pense sur­tout que le coach du PSG et ses joueurs se sont don­né le droit de rê­ver encore. « Si le PSG perd sa­me­di soir, il perd le cham­pion­nat. Ce suc­cès per­met d’y croire à nou­veau. »

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