Mi­mie Ma­thy se confie : après avoir su­bi une lourde opé­ra­tion du dos, la co­mé­dienne de « Jo­sé­phine, ange gar­dien » re­vit.

Le Parisien (Paris) - - LOISIRS -

co­lonne ver­té­brale il y a deux mois et elle s’est bien pas­sée. J’avais évo­qué une her­nie dis­cale pour n’af­fo­ler per­sonne. Mais c’était plus sé­rieux : j’ai eu une ar­thro­dèse, un élar­gis­se­ment du canal ra­chi­dien. L’opé­ra­tion a du­ré six heures et j’ai une ci­ca­trice de 30 cm ! J’ai eu la chance de tom­ber sur une équipe mé­di­cale im­pec­cable et un chi­rur­gien vir­tuose. Il y avait du bou­lot dans les fon­da­tions un peu bran­lantes. Au­jourd’hui, je suis une vraie jeune fille et je re­pars pour vingt ans ! Ter­ri­ble­ment, oui, de­puis plus d’un an. J’avais de gros pro­blèmes de dos liés un peu à ma taille. J’ai en­chaî­né mon spec­tacle, les tour­nages. Or, j’étais to­ta­le­ment com­pri­mée au ni­veau de la moelle épi­nière, j’avais mal quand je mar­chais. On le voit dans « Jo­sé­phine » ce soir : je boite, car j’ai mal. Il était temps de prendre soin de moi. Main­te­nant, je re­vis. Oui. On a la trouille dès qu’il s’agit d’in­ter­ve­nir près de la moelle épi­nière. Il y a tou­jours un risque. Je vais dé­jà pou­voir vivre sans avoir mal et ce­la change tout. Et sur­tout re­trou­ver mon ma­ri et dor­mir dans un grand lit ! Je re­prends le tour­nage de « Jo­sé­phine » le 17 avril avec le numéro 85, aux cô­tés d’Isabelle Re­nauld. Je suis d’at­taque et ils vont prendre soin de moi. « Jo­sé­phine », ce n’est pas « James Bond » : je ne vais pas sau­ter d’une voi­ture ! J’en­chaî­ne­rai en juin avec un autre in­édit… J’ai dé­cou­vert les bou­quins de Gilles Le­gar­di­nier, puis on a sym­pa­thi­sé. Il a aus­si un par­cours aty­pique car il a été aban­don­né à 1 mois de­vant un ins­ti­tut. A l’heure où tout le monde se pose des ques­tions sur son ave- nir, où tout va mal, on veut mon­trer qu’on peut s’en sor­tir même quand on a été aban­don­né à la naissance et qu’on me­sure 1,32 m. On va fi­ler la pêche à tout le monde après les élec­tions ! Oui. Ce­la fait très peur… Quand on en­tend que les jeunes qui vo­te­ront pour la pre­mière fois ne savent pas pour qui et que beau­coup sont at­ti­rés par l’ex­trême droite, c’est grave. On y parle du mal-être am­biant. Le but est de mon­trer que cha­cun peut trou­ver son équi­libre per­son­nel avec ce qu’il est. On aborde tous les su­jets : la dif­fé­rence, la per­son­na­li­té, l’amour… Beau­coup ont du mal à croire que j’ai eu une en­fance heu­reuse… J’ai la chance d’avoir des pa­rents for­mi­dables. Je leur dois ma force ac­tuelle. Quand ils donnent de vraies fon­da­tions à leur en­fant, ce­la aide dans tout. Il ne faut pas qu’ils dé­mis­sionnent ! J’ai eu la chance de ren­con­trer mon ma­ri qui avait dé­jà quatre e n f a n t s . Je s u i s d eve n u e ma­man par pro­cu­ra­tion et même une grand-mère gâ­teuse avec grand bon­heur. Je n’ai au­cune frus­tra­tion.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.