Les col­lé­giens im­priment une main en 3D pour Er­wan

Le jeune Breton de 12 ans est at­teint d’une mal­for­ma­tion qui le prive de pha­langes.

Le Parisien (Paris) - - SOCIÉTÉ -

chaque an­née et qui, dans ce cas pré­cis, touche sa main droite, le pri­vant de plu­sieurs pha­langes. « Le quo­ti­dien n’était pas simple, glisse Noëlle, sa mère. Pen­dant ses matchs de handball, cer­tains joueurs re­fu­saient même de lui ser­rer la main. C’était très dur. » Mais tout bouge fin 2016. Bruno Del­liou, le prof de tech­no de « Sa i n t- Jo » , s ’ i n t é re s s e à e-Nable, une as­so­cia­tion qui re­groupe une com­mu­nau­té de bé­né­voles dé­ve­lop­pant des tech­no­lo­gies d’as­sis­tance abor­dables telles que des mains im­pri­mées en 3D. « On doit être 80bé­né­voles en France et seule­ment deux en Bre­tagne », note l’en­sei­gnant. « Ayant quatre im­pri­mantes 3D dans nos lo­caux, je me suis dit que le pro­jet pour­rait in­té­res­ser mes élèves. J’ai donc ap­pe­lé le siège en tant que

pour que l’on me mette en re­la­tion avec des de­man­deurs. Il n’y en avait qu’un seul ici : c’était Er­wan. »

Après l’avoir ren­con­tré, le prof et son pe­tit groupe d’élèves ont tra­vaillé bé­né­vo­le­ment deux mois, soit une tren­taine d’heures, pour fa­bri­quer à l’échelle cet ap­pa­reil d’as­sis­tance en plas­tique mé­ca­nique. « Main­te­nant, il peut prendre un verre dans sa main, ou­vrir une bou­teille et mon­ter sur une trot­ti­nette, se ré­jouit Noëlle, aus­si tou­chée que son fils. C’est im­pres­sion­nant, mais il se sent mieux, et il est content d’ex­pli­quer aux autres en­fants de quoi il s’agit. » Dès qu’il au­ra 14 ans et l’âge d’être opé­ré, Er­wan pour­ra bé­né­fi­cier d’une prothèse fixe, « plus es­thé­tique et qui ressemble à s’y mé­prendre à une vé­ri­table main ».

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