« Je n’étais pas in­quiet »

Le de­mi d’ou­ver­ture du Ra­cing 92, sa­voure la dé­ci­sion de l’Agence fran­çaise de lutte contre le do­page de clore le dos­sier dit des cor­ti­coïdes.

Le Parisien (Paris) - - SPORTS -

l’Ita­lie, et plus par­ti­cu­liè­re­ment la Tos­cane, où il prend quelques jours de va­cances en fa­mille, que Dan Car­ter a ap­pris la dé­ci­sion de l’AFLD (Agence fran­çaise de lutte contre le do­page) de clore le dos­sier dit des cor­ti­coïdes. Le 24 juin der­nier, juste après le triomphe du Ra­cing 92 en fi­nale du Top 14 face à Toulon (29-21) au Camp Nou, l’AFLD avait di­li­gen­té des contrôles sur­prises. Des traces de cor­ti­coïdes (le pred­ni­so­lone) avaient été re­trou­vées dans les urines du de­mi d’ou­ver­ture néo-zélandais mais éga­le­ment dans celles de son ex-co­équi­pier chez les Blacks Joe Ro­ko­co­ko et de l’ai­lier ar­gen­tin Juan Im­hoff. Car­ter avait re­çu, avec les au­to­ri­sa­tions né­ces­saires, une in­fil­tra­tion au len­de­main de la de­mi-fi­nale du cham­pion­nat (17 juin) en rai­son de « signes in­flam­ma­toires à un ge­nou ».

D’abord blan­chi par la Fé­dé­ra­tion au mois d’oc­tobre, le trio at­ten­dait de­puis une dé­ci­sion de l’AFLD qui avait dé­ci­dé de ne pas clore le dos­sier. C’est chose faite. Tout à sa joie, la star Dan Car­ter nous a ré­pon­du par cour­riel.

Non, ab­so­lu­ment pas. Je n’étais pas du tout in­quiet car à au­cun mo­ment je n’ai eu le sen­ti­ment d’en­freindre les règles en ma­tière de lutte contre le do­page. Oui. C’était as­sez in­com­pré­hen­sible d’être ac­cu­sé d’avoir contour­né les règles et de consta­ter dans­le­mê­me­temps­que­de­s­in­for­ma­tions confi­den­tielles liées à ma san­té étaient di­vul­guées sur la place pu­blique. D’au­tant que, par la suite, des mé­dias in­ter­na­tio­naux ont mal tra­duit les in­for­ma­tions en fran­çais et ont dé­cla­ré que j’avais été contrô­lé po­si­tif aux sté­roïdes ! Mais j’ai tou­jours su que je n’avais rien à me re­pro­cher. Mes pa­rents et ma fa­mille ont été d’une énorme aide. Mais je tiens aus­si à re­mer­cier Syl­vain

le doc­teur du club. Dans ce dos­sier, il a été in­croyable et très rassurant sur le fait que toutes les règles avaient été res­pec­tées et que le trai­te­ment mé­di­cal re­çu était tout sim­ple­ment or­di­naire. Le pré­sident Ja­cky Lo­ren­zet­ti a éga­le­ment tou­jours été à mes cô­tés, comme toute la fa­mille du Ra­cing d’ailleurs. C’est une très bonne nou­velle. C’est aus­si un grand sou­la­ge­ment­sa­chant­que­le­mat­chàl’is­sue du­quel nous avions été tes­tés re­monte dé­sor­mais à dix mois. Nous tra­vaillons très dur en ce mo­ment pour y par­ve­nir. Je dois re­con­naître que ce ne se­ra pas fa­cile mais j’ai une confiance to­tale en mon équipe.

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