Le grand écart

Le Parisien (Paris) - - FOOTBALL -

SA go home ! C’est le mes­sage qu’en­tend dé­li­vrer ce soir le PSG sur la pe­louse de Caen face à l’Union Spor­tive Avranches, 13e de Na­tio­nal (troi­sième di­vi­sion). L’is­sue de la ren­contre est beau­coup moins in­cer­taine que sa­me­di en fi­nale de la Coupe de la Ligue à Lyon où Pa­ris a gen­ti­ment dy­na­mi­té Mo­na­co, le tube de la sai­son. Mais l’en­jeu est ailleurs, dans ce grand écart d’équi­li­briste, qui dresse un pont entre un quart-de-fi­na­liste de la Ligue des cham­pions lea­deur de la Ligue 1 et une for­ma­tion ano­nyme comme la Coupe de France en offre tant chaque an­née. Cette fois-ci, la mo­ti­va­tion ap­par­tien­dra aux Nor­mands, ob­sé­dés par l’idée de réa­li­ser un truc, un grand truc pour col­ler à l’ADN de cette épreuve. Mais soyons hon­nête : il existe plus de chances que Pa­ris perde 6-1 à Bar­ce­lone qu’Avranches l’éli­mine. Pour Pa­ris, une bonne dose de sé­rieux suf­fi­ra, en­core faut-il le convo­quer. « Les joueurs sont très pro­fes­sion­nels quand ils portent le maillot du PSG, ras­sure Unai Eme­ry, l’en­traî­neur pa­ri­sien. La pré­pa­ra­tion du match est im­por­tante et il faut res­pec­ter l’ad­ver­saire mais le plus im­por­tant, c’est nous, en nous concen­trant sur nos ca­pa­ci­tés. »

Pa­ris ne l’a pas fait ex­près, mais pour aug­men­ter la dif­fi­cul­té ou se mettre des han­di­caps, il se pré­sente sans sa char­nière bré­si­lienne ti­tu­laire. Mar­quin­hos et Thia­go Sil­va sont bles­sés et vont lais­ser place à un axe im­pro­bable : Au­rierKim­pem­bé, voire Thia­go Mot­ta-Kim­pem­bé. Kry­cho­wiak et Di Ma­ria sont éga­le­ment ab­sents. Si le pre­mier ne manque à per­sonne (en 2017, c’est 72 mi­nutes face à Niort, 45 contre Nan­cy et 3 à Bar­ce­lone), la dé­fec­tion de l’Ar­gen­tin offre une so­lu­tion de chan­ge­ment en moins.

Le PSG ne va pas s’en plaindre. C’est l’oc­ca­sion, une nou­velle fois, d’ob­ser­ver le bouillon­ne­ment in­terne. A l’heure des for­faits et de la ro­ta­tion, la nou­velle chance des Max­well, Nkun­ku, Lu­cas, Guedes, Ben Ar­fa, voire Lo Cel­so (ja­mais uti­li­sé jus­qu’à main­te­nant), pas­sionne. Com­ment sont-ils, où en sont-ils, peuvent-ils re­battre les cartes de la concur­rence en cette fin de sai­son res­tent les trois ques­tions éter­nelles ve­nues du banc. Le cas du Por­tu­gais Gon­za­lo Guedes in­trigue le plus. Son prix et ses ap­pa­ri­tions fan­to­ma­tiques obligent à une ob­ser­va­tion cruelle puis­qu’il passe une sorte de test à chaque sor­tie. Avranches est une for­ma­li­té, mais il y a quelques exi­gences quand même.

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