Avranches - PSG : 0-4 Pa­ris sans dis­cus­sion

Coupe de France (1/4 de fi­nale). Large vain­queur d’Avranches, hier soir à Caen, le PSG ac­cède, pour la troi­sième an­née d’af­fi­lée en de­mi-fi­nale de l’épreuve où il ac­cueille­ra... Mo­na­co pour des re­trou­vailles pas­sion­nantes.

Le Parisien (Paris) - - LA UNE - DENOTRE ENVOUÉSPÉCIAL DO­MI­NIQUE SÉVERACÀCAEN(CAL­VA­DOS)

Avril s'achè­ve­ra avec la pro­messe d'un nou­veau som­met, une fi­nale avant l'heure puisque re­be­lote, ce se­ra en­core PSG - Mo­na­co, le deuxième du mois, après ce­lui in­tense et ma­gni­fique de sa­me­di au Parc OL. Cette fois-ci, il se tien­dra au Parc des Princes, sans doute le 26 avril, et si les sièges volent en éclats, on es­père que ce se­ra après une belle fête et un match en­core mé­mo­rable. Il y au­ra une place pour le stade de France, contre An­gers ou Guin­gamp, et Pa­ris ne pos­sède pas que l'avan­tage du ter­rain.

Son 4-1 clin­quant et cla­qué à Lyon peu­ple­ra le dé­cor de cette 4e confron­ta­tion de la sai­son entre les deux équipes les plus sexy. Le vain­queur se­ra évi­dem­ment pro­pul­sé fa­vo­ri de la fi­nale de la 100e édi­tion de la Coupe de France. « Il s'agi­ra une nou­velle fois de dé­mon­trer qui est le meilleur, se ré­jouit Unai Eme­ry. C'est un très beau match qui s'an­nonce, fan­tas­tique pour cette com­pé­ti­tion et nos sup­por­teurs. » Cette an­née, plus que ja­mais, les Coupes vont ar­bi­trer le duel à dis­tance du cham­pion­nat et comme c'est qua­si in­édit, per­sonne ne sait vrai­ment par où et com­ment cette in­fluence s'im­misce.

LES DÉ­BUTS DE LO CEL­SO

Pour en­tre­te­nir ses rêves de tri­plé, le PSG s'est fa­ci­le­ment af­fran­chi d'Avranches, tom­bé sous l'ava­lanche mais avec di­gni­té. Ha­tem Ben Ar­fa (HBA) en a pro­fi­té pour re­trou­ver un peu de lu­mière, même si l'obs­cu­ri­té de­vrait l'en­ve­lop­per à nou­veau, son en­traî­neur ne comp­tant pas par­ti­cu­liè­re­ment sur lui. «C'étai­tu­ne­bon­neop­por­tu­ni­té­pour ceux qui jouent moins, com­mente le coach basque. C'est bon pour la concur­rence. » Après sa vic­toire à Niort (2-0) au tour pré­cé­dent, Pa­ris s'est trans­for­mé une nou­velle fois en train qui ar­rive à l'heure. Mais, long­temps, le club de la ca­pi­tale n'a pas mis le sé­rieux at­ten­du et re­quis.

Face au 13e du Na­tio­nal, Eme­ry avait quand même choi­si de ren­for­cer son mi­lieu et mis Guedes sur le banc. La pre­mière dé­ci­sion re­lève de la fri­lo­si­té. La se­conde sonne comme un énième désa­veu pour sa re­crue Por­tu­gaise. Un élé­ment ca­pable trois jours après son ar­ri­vée, le 29 jan­vier, de dis­pu­ter quelques mi­nutes contre Mo­na­co au Parc dans l'un des matchs les plus im­por­tants de la sai­son (1-1) mais qui n'a donc pas le ni­veau pour dé­bu­ter face à Avranches deux mois plus tard se­lon son coach.

Guedes ver­ra Lo Cel­so lui pas­ser de­vant à l'heure des chan­ge­ments (63e). L'Ar­gen­tin ne comp­tait au­cune mi­nute of­fi­cielle au PSG. Il se sou­vien­dra toute sa vie de sa pre­mière fois et nous avec lui car en re­layeur, il s'est mon­tré juste, lu­cide et in­té­res­sant dans l'uti­li­sa­tion du bal­lon. «Il est bien en­tré, il a bien fait», l'a en­cou­ra­gé Eme­ry. Ces deux ren­forts ar­ri­vés cet hi­ver peuvent mé­di­ter les dé­boires de Ben Ar­fa, hé­ros d'Or­na­no hier après des pre­miers mois à la cave. L'an­cien Ni­çois a évi­té toute blague à sa for­ma­tion grâce à un dou­blé, son pre­mier sous son nou­veau maillot, et une passe dé­ci­sive pour Pas­tore. Il quit­te­ra peut-être sa tu­nique en fin de sai­son mais jus­qu'au bout, HBA cro­que­ra toutes les miettes qu'on lui laisse.

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