Ma­rie-Ca­ro­line Le Pen, dans l’ombre de sa soeur…

Le Parisien (Paris) - - POLITIQUE -

der­rière Ma­rine Le Pen ? Pe­ne­lope Fillon ? » Voi­là la ques­tion tein­tée d’iro­nie qui cir­cu­lait mar­di soir sur les ré­seaux so­ciaux. Si ce n’est évi­dem­ment, pas l’épouse de Fran­çois Fillon qui s’est re­trou­vée as­sise der­rière la can­di­date du FN lors du dé­bat té­lé­vi­sé, c’est un vi­sage au­tre­fois bien connu du par­ti fron­tiste qui a fait son retour sous les feux des pro­jec­teurs. Ma­rie-Ca­ro­line Le Pen, 57 ans, soeur aî­née de la can­di­date à l’Ely­sée, a « of­fi­ciel­le­ment » quit­té la vie po­li­tique au dé­but des an­nées 2000. Elle est res­tée long­temps fâ­chée avec le reste de son clan après avoir re­joint ce­lui du « fé­lon », Bru­no Mé­gret, lors de la scis­sion du par­ti à la fin des an­nées 1990.

Si elle n’a plus re­par­lé à son père, Jean-Ma­rie Le Pen, de­puis plus de vingt ans, Ma­rie-Ca­ro­line, que son en­tou­rage ap­pelle Ca­ro, a ce­pen­dant re­pris con­tact avec ses soeurs Yann et Ma­rine de­puis quelques an­nées. Au point même de ré­ap­pa­raître de tempsàau­tre­dans­cet­te­cam­pagne. « Mais je n’ai au­cun rôle of­fi­ciel.Quan­don­me­de­man­deun pe­tit coup de main, je le fais. C’est tout », nous confie-t-elle, éton­née que sa pré­sence sur le pla­teau ait été aus­si com­men­tée. « Ma­rine sou­hai­tait que je vienne pour le dé­bat et ça me fai­sait plai­sir de la sou­te­nir. Ça ne va pas plus loin que ça », dit celle qui était d’ailleurs dé­jà sur le pla­teau lors du pre­mier dé­bat.

Mar­di soir, c’est presque par ha­sard que Ma­rie-Ca­ro­line Le Pen s’est re­trou­vée juste der­rière sa soeur, pile dans le champ des ca­mé­ras : « Il y avait une place de libre alors onm’adit­dem’ymettre»,pré­cise-t-elle, ex­pli­quant que le jeu des lu­mières don­nait le sen- ti­ment que son car­ré de che­veux blond était gris, « d’où la vague im­pres­sion de res­sem­bler à Pe­ne­lope Fillon… »

Alors, com­ment a-t-elle vé­cu ces quatre heures d’émis­sion ? Elle avoue, sans sur­prise, avoir « trou­vé Ma­rine très per­for­mante », et trou­vé Fran­çois Fillon « très ab­sent ». « Quant à Ma­cron, il avait l’air d’un pe­tit gar­çon avec son seau et sa pelle », raille Ca­ro. De là à en­vi­sa­ger un jour un vrai retour en po­li­tique ? « Pour le mo­ment, je me contente de re­gar­der tout ce­la. Je suis trop dans l’ex­pec­ta­tive », avoue celle qui fut conseillère ré­gio­nale d’Ile-de-France pen­dant plus de dix ans. Un saut que n’a pas hé­si­té à faire son ma­ri, l’in­fluent Phi­lippe Oli­vier. Long­temps proche de Bru­no Mé­gret, et un temps can­di­dat dans l’Es­sonne sous l’éti­quette du par­ti de Ni­co­las Du­pont-Ai­gnan, il a été in­ves­ti pour les pro­chaines lé­gis­la­tives dans le Nord par le FN. Et il a pris la di­rec­tion de la cel­lule idées-image dans la campagne présidentielle de Ma­rine Le Pen. Au FN, la po­li­tique reste tou­jours un peu une his­toire de fa­mille.

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