«Cen’est­pas­par­ce­qu’onest can­di­dat­qu’il­faut­souiller­no­tre­ville»

En cette pé­riode de campagne présidentielle, l’af­fi­chage sau­vage est mas­sif. A Toulouse, Mont­pel­lier, Lille et Char­le­ville, les mu­ni­ci­pa­li­tés font payer les pol­lueurs.

Le Parisien (Paris) - - SOCIÉTÉ - CORALIEGARANDEAU

et les slo­gans des can­di­dats s’in­vitent en ce mo­ment sur les murs des villes, sur les pi­liers de ponts, sur les coffres élec­triques. « Et même sur les portes de ga­rages, les en­trées d’im­meubles, les vi­trines des magasins… » com­plète Ro­muald Pa­gnuc­co, élu de Toulouse en charge de la pro­pre­té.

La Ville rose se veut « in­flexible en pé­riode élec­to­rale ». Chaque ma­tin, douze sur­veillants font leur tour­née, notent les affiches illé­gales et en­voient une équipe les re­ti­rer. Et adressent en­suite la fac­ture aux par­tis à rai­son de 12 € par af­fiche dé­col­lée. Mille trois cents « in­ter­ven­tions » ont été re­cen­sées ces trois der­niers mois. Car ce net­toyage a un coût : 120 000 € par an.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.