Les­re­grets­deHol­lan­de­sur­laSy­rie

En 2013, le pré­sident fran­çais, lâ­ché par Ba­rack Oba­ma, avait re­non­cé à dé­clen­cher des raids aé­riens en Sy­rie pour pu­nir Ba­char al-As­sad après une pre­mière uti­li­sa­tion de l’arme chi­mique contre son peuple.

Le Parisien (Paris) - - POLITIQUE - AVA DJAMSHIDI

L’at­taque dans la pro­vince d’Id­lib n’a fait que confor­ter ses re­grets. « Ce drame va­lide le fait que la France avait rai­son », sou­pire un de ses conseillers. « La France n’au­rait-elle pas dû y aller seule ? » s’in­ter­roge même le pré­sident au­jourd’hui. En pe­tit co­mi­té, le chef de l’Etat re­fait le film de ces jour­nées de la fin du mois d’août 2013 qui ont chan­gé le cours de l’his­toire en Sy­rie. Pour le pire, se­lon lui.

« Ça a été un che­min de croix, se­re­mé­mo­reun­proche.Onaé­té lâ­chés par les Bri­tan­niques, puis par les Amé­ri­cains. On devait y aller à trois et on s’est retrouvés seuls. » Des re­grets lar­ge­ment par­ta­gés au som­met de l’Etat. « On n’avait pas ex­ploi­té une piste : celle de construire une coa­li­tion sans les Amé­ri­cains pour in­ter­ve­nir sur place », avance un an­cien di­plo­mate. « On n’avait pas les moyens d’y aller seuls, ba­laie un mi­li­taire de haut rang. Tech­ni­que­ment, ce n’était pas pos­sible. Po­li­ti­que­ment, encore moins. Ce n’était pas en­vi­sa­geable. Ou bien vous faites une opé-

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