« Des ta­rifs di­vi­sés par deux »

Le Parisien (Paris) - - SOCIÉTÉ -

d’un cam­ping à Vi­trolles (Bouches-du-Rhône), Guyl­hem Fé­raud préside la Fé­dé­ra­tion na­tio­nale de l’hô­tel­le­rie de plein air (FNHPA), qui re­groupe 3 900 éta­blis­se­ments dans tout le pays.

Par rap­port à la même époque l’an­née der­nière, les ré­ser­va­tions res­tent stables pour le prin­temps et les ponts de mai et lé­gè­re­ment en hausse pour l’été. C’est très bon signe, car, en 2016, avec 112 mil­lions de nui­tées, le cam­ping a pro­fi­té d’une crois­sance de chiffre d’af­faires de 2 % dans un mar­ché du tou­risme hexa­go­nal en baisse de 2,5 %. Il a énor­mé­ment évo­lué. Il y a trente ans, seuls les pauvres et les ou­vriers fai­saient du cam­ping. Au­jourd’hui, la clien­tèle in­clut des cadres ou des pro­fes­sions li­bé­rales qui ap­pré­cient le confort de la lo­ca­tion d’un mo­bile home et les ser­vices de qua­li­té, de plus en plus nom­breux avec des pis­cines cou­vertes, des ani­ma­tions et des clubs pour en­fants, pro­po­sés par une grande ma­jo­ri­té de cam­pings. On peut désormais par­tir en avril sans craindre, comme avant sous la tente, de pas­ser un mau­vais sé­jour si, par mal­chance, il pleut presque tous les jours… Bien sûr. Le cam­ping reste la for­mule d’hé­ber­ge­ment tou­ris­tique la plus éco­no­mique pour une fa­mille. Et bien mieux adap­tée que l’hô­tel­le­rie tra­di­tion­nelle. Les ta­rifs pra­ti­qués en ce mo­ment, pour les va­cances de Pâques ou pour les week-ends pro­lon­gés de mai, peuvent être di­vi­sés par deux par rap­port à ceux de haute sai­son, en juillet et août. Ce qui per­met, pour une fa­mille de quatre à six per­sonnes, de par­tir pour 15 € la nuit sous une tente et 40 € la nuit dans un mo­bile home.

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