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Le Parisien (Paris) - - TOURISME -

ahi­ti, avec ses la­gons d’eau tur­quoise, ses co­co­tiers, ses va­hi­nés et leurs col­liers de fleurs, est sans doute LA des­ti­na­tion qui nous fait le plus rê­ver. Mais la Po­ly­né­sie fran­çaise, avec ses 118 îles s’éta­lant sur un ter­ri­toire aus­si vaste que l’Eu­rope, c’est aus­si un peuple, une culture et des tra­di­tions pas­sion­nantes ren­dues plus ac­ces­sibles avec le dé­ve­lop­pe­ment des pen­sions de fa­mille, bien moins coû­teuses que les hô­tels tra­di­tion­nels, fo­ca­li­sés sur les tou­ristes for­tu­nés et les jeunes ma­riés.

Très ac­cueillants, les Po­ly­né­siens se­ront ra­vis de vous ra­con­ter l’his­toire de leurs an­cêtres, ces in­croyables ex­plo­ra­teurs ma­rins qui par­cou­raient des mil­liers de ki­lo­mètres en pi­rogue sur l’océan Pa­ci­fique, ou plus sim­ple­ment de vous faire par­ta­ger leur table

ou encore de vous in­vi­ter à une « bringue », ces fêtes im­pro­vi­sées où tout le monde chante sur un air d’uku­lé­lé en des­cen­dant quelques hi­na­no, la bière lo­cale, ou un jus d’ana­nas. no­tre­voyage.Pa­run­par­cour­sen4x4 dans la val­lée de la Pa­pe­noo, où des di­zaines de cas­cades na­tu­relles et au­tant de cours d’eau su­bliment cette im­mense éten­due verte.

Teuaï, notre guide, dont le nom si­gni­fie « pluie nour­ri­cière », est une vraie pub am­bu­lante de la Po­ly­né­sie. Vê­tu d’un simple pa­réo, il a la peau do­rée, les muscles saillants. Et il ra­conte avec pas­sion son île, les ver­tus de telle plante ou telle fleur, le rôle du « mana », cette force vi­tale pré­sente dans chaque élé­ment et sur la­quelle re­posent les croyances po­ly­né­siennes, ou encore la si­gni­fi­ca­tion de ses ma­gni­fiques ta­touages, propres au style des Aus­trales, son ar­chi­pel na­tal. On ap­prend que le mot ta­touage est is­su du po­ly­né­sien « ta­ta-ho », en ré­fé­rence au bruit du choc entre les deux pe­tits bâ­tons qui ser­vaient à co­lo­rer la peau Ce­ci ex­plique ai­sé­ment pour­quoi cer­tains « Mé­tros » (les Fran­çais ori­gi­naires de la mé­tro­pole) ont tout quit­té pour s’y ins­tal­ler, à l’écart des sou­bre­sauts de la pla­nète. C’est le cas de Ch­ris­tian, qui garde de son Gard na­tal un ac­cent mé­ri­dio­nal qui peut sur­prendre aux an­ti­podes, et tient ici une dis­til­le­rie, où il com­pose des li­queurs sur­pre­nantes, à base de fruits lo­caux.

A l’ins­tar des îles plus connues, Hua­hine compte aus­si son lot de la­gons à l’eau cris­tal­line, où four­millent des pois­sons mul­ti­co­lores, mais aus­si des raies, des dau­phins et même des ba­leines à bosse (de juin à oc­tobre), ve­nues se re­pro­duire.

Pré­voyez­don­cau­moin­su­ne­jour­née en ba­teau, au cours de la­quelle vous pour­rez na­ger au mi­lieu des pois­sons, mais aus­si des re­quins si vous trou­vez le cou­rage né­ces­saire, vi­si­ter une ferme per­lière (et ain­si com­prendre pour­quoi les perles coûtent si cher), ou encore vous pré­las­ser sur un mo­tu (îlet) après avoir dé­gus­té du pois­son cru à la ta­hi­tienne, sorte de ce­viche lo­cal ac­com­pa­gné de lait de co­co. Plus fa­cile que le sep­tième ciel, le pa­ra­dis ta­hi­tien ne se trouve lui qu’à une ving­taine d’heures d’avion… ( 0.825.02.42.02) as­sure six à sept vols par se­maine de­puis Pa­ris-CDG vers Pa­peete via Los An­geles (vingt-deux heures de vol) à par­tir de 1 705 € aller-re­tour. De­puis les ré­gions, pos­si­bi­li­té de com­bi­ner billet d’avion et de TGV.

Cer­taines agences de voyage spé­cia­li­sées, re­cen­sées sur le site de l’of­fice de tou­risme de Ta­hi­ti ( 01.53.43.53.95), pro­posent des sé­jours d’une di­zaine de jours sur trois ou quatre îles, in­cluant le vol, l’hé­ber­ge­ment dans des pen­sions de fa­mille, les trans­ferts et vols in­ter­îles, à par­tir de 2 355 € par per­sonne.

L’avion s’ar­rê­tant à Los An­geles, il est im­pé­ra­tif de dis­po­ser d’un pas­se­port en cours de va­li­di­té, ain­si que d’un for­mu­laire ESTA (va­lable deux ans) per­met­tant le passage aux Etats-Unis.

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