« Je suis has been et sourd »

Jean-Mi­chel Au­las dé­fend avec iro­nie son en­traî­neur Bru­no Gé­né­sio, contes­té par une frange de sup­por­teurs. Au passage, le pré­sident de Lyon, par­ti­cu­liè­re­ment in­ci­sif, fait pas­ser des mes­sages.

Le Parisien (Paris) - - SPORTS -

(vic­toire 3-0). Chez les sup­por­teurs, il y a une mou­vance ac­ti­viste sur les ré­seaux so­ciaux, me semble-t-il, lar­ge­ment mi­no­ri­taire. Et moi, je suis au centre des dé­bats et je pense vrai­ment être le plus lé­gi­time dans l’ana­lyse ob­jec­tive. Ou je suis has been et sourd ou vous vous trom­pez. Oui, sauf qu’on ne sait ja­mais. Pro­ba­ble­ment, sauf qu’il y a tou­jours une in­cer­ti­tude, non pas qu’il ne soit pas bon mais il peut y avoir des évé­ne­ments ex­té­rieurs. Ce se­rait sui­ci­daire au­jourd’hui de ma part d’ima­gi­ner qu’on ne va pas pour­suivre avec Bru­no Il dé­montre un sa­voir-faire que je n’ima­gi­nais pas. Glo­ba­le­ment, si on a eu des dé­cep­tions, elles ne pro­viennent pas de Bru­no. On ne pou­vait pas ima­gi­ner que Mo­na­co, Pa­ris et Nice soient au ni­veau où ils sont. Même si on a per­du trop de fois, il me semble que la responsabilité n’est pas de son fait. Il en a une pe­tite part, mais comme moi, comme tout le monde. Au­jourd’hui, il n’y a rien d’ob­jec­tif dans son com­por­te­ment, ses cau­se­ries, ses re­la­tions avec les joueurs, sa re­la­tion avec moi qui per­mette d’ima­gi­ner qu’il ne se­ra pas en poste l’été pro­chain. Il est l’homme de la si­tua­tion pour nous em­me­ner en fi­nale de Coupe d’Eu­rope. La 3e place pa­raît dif­fi­cile, mais il reste une chance. On avait 1 chance sur 100àun­mo­ment­don­né­de­ga­gner­la Ligue Eu­ro­pa, au­jourd’hui on a 1 chance sur 5. Si on est européens, ça ne se­ra pas une sai­son ra­tée. On pour­rait se qua­li­fier pour une Coupe d’Eu­rope pour la 21e fois de suite… Ça va dé­pendre de sa san­té. Sur le re­cru­te­ment, il a été es­sen­tiel. Il a eu un rôle ma­jeur dans les contrats si­gnés avec la Chine. Il vient de me­ner avec Vincent Pon­sot, le di­rec­teur ju­ri­dique, un au­dit du centre de for­ma­tion. Il conseille Bru­no. Il fait un ex­cellent tra­vail. Vous an­ti­ci­pez des dif­fi­cul­tés qui n’existent pas. Ils ne s’em­brassent pas sur la bouche tous les jours, ils ne partent pas en va­cances en­semble mais ils sont com­plé­men­taires. Et c’est moi qui dé­cide. Si ça dé­rape, je peux ar­rê­ter l’his­toire. Pour­quoi j’irai contre mes in­té­rêts ? Je n’ai pas be­soin ni de Gé­rard Houllier ni de Ber­nard La­combe pour faire l’OL. Si je le fais, c’est que je pense que ça amé­liore les choses. C’est un risque. Je peux vous as­su­rer que si on gagne la Ligue Eu­ro­pa, ils ne par­ti­ront pas. Ils n’au­ront pas en­vie de par­tir. Et puis s’ils de­vaient par­tir, il y a pire que ça. Ce­la vou­dra dire qu’on au­ra des moyens sur­di­men­sion­nés par rap­port à nos be­soins. On a en­fin, ce que j’at­tends de­puis une quin­zaine d’an­nées, les moyens de nos am­bi­tions. Ce n’est pas au mo­ment où on com­mence à avoir des res­sources qu’on va se gâ­cher la pos­si­bi­li­té de réa­li­ser une fin de sai­son ca­non.

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