In­di­vi­dua­liste for­ce­né, du temps où il était joueur, le ca­pi­taine ad­joint des Bleus af­fiche désormais le vi­sage en­ga­geant d’un homme al­truiste.

Le Parisien (Paris) - - SPORTS -

an­ti­podes du mys­tère Pio­line, in­di­vi­dua­liste for­ce­né qui a écu­mé le cir­cuit pro­fes­sion­nel entre 1989 et 2002 et ré­cla­mait son coach les se­maines de Coupe Da­vis… « En tant que joueur, il avait poussé cet égoïsme né­ces­saire à l’ex­trême, se sou­vient Ni­co­las Es­cu­dé, son com­père de la der­nière cam­pagne tri­co­lore vic­to­rieuse en 2001. Au Centre na­tio­nal d’en­traî­ne­ment, il se pré­pa­rait plan­qué der­rière des bâches avec son en­traî­neur Pierre Cher­ret. Il était ca­ché, en marge…» fais est ce qu’il y a de plus ex­ci­tant. Tu as quand même la mon­tée d’adré­na­line même si tu n’es pas sur le ter­rain, confie-t-il. Je n’ai pas de frus­tra­tion. Mon temps est fait, je ne vis pas dans ce pas­sé-là, c’est der­rière moi. Je trouve aus­si gra­ti­fiant d’avoir eu mon suc­cès per­son­nel comme joueur que d’avoir une forme de trans­mis­sion avec la gé­né­ra­tion ac­tuelle. »

Dont il a par­fois du mal à maî­tri­ser les codes. « Il y a un équi­libre dé­li­cat entre leurs cer­ti­tudes et l’écoute, voire la re­mise en ques­tion. Comme ces deux termes sont an­ti­no­miques, ce n’est pas fa­cile à trou­ver, souffle-t-il. Il a aus­si fal­lu dé­nouer des choses entre eux. Le plus im­por­tant, c’est d’avan­cer en groupe. » L’an­cien rebelle — « mais j’ai tou­jours res­pec­té les ins­ti­tu­tions », pré­cise-t-il — est donc de­ve­nu un parangon de sa­gesse. « Des joueurs de son ni­veau, avec son palmarès, on n’en a pas 50. Il a beau­coup de choses à ap­por­ter », glisse Es­cu­dé. « Il a vrai­ment en­vie de rendre au ten­nis ce qu’il lui a ap­por­té, pour­suit Cher­ret. Et vu son at­ta­che­ment à l’équipe de France, il est sim­ple­ment à sa place. »

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