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Le Parisien (Paris) - - PARIS -

a ru­meur bruis­sait de­puis des se­maines. C’est désormais of­fi­ciel. Da­niel Vaillant, dé­pu­té (PS) et an­cien mi­nistre de Lio­nel Jos­pin, ap­pelle à voter Ma­cron dès le pre­mier tour de l’élec­tion pré­si­den­tielle, le 23 avril. L’an­cien maire du XVIIIe em­boîte ain­si le pas à Ro­ger Ma­dec, sé­na­teur et an­cien maire du XIXe, et à Ber­trand De­la­noë, l’an­cien maire de Pa­ris dont il est proche. « Je re­fuse l’idée que nous ayons le choix entre Ma­rine Le Pen et François Fillon au se­cond tour. Je ne veux pas que­nous­vi­vion­sun­nou­veau21avril. Je pense que la can­di­da­ture d’Em­ma­nuel Ma­cron est celle qui offre le plus de ga­ran­ties po­li­tiques pour l’em­por­ter », ex­plique-t-il.

« Si Be­noît Ha­mon se qua­li­fie pour le 2e tour, je ne se­rai pas can­di­dat car je suis loyal. Mais si c’est Em­ma­nuel Ma­cron, j’exa­mi­ne­rai la si­tua­tion », pré­cise l’an­cien té­nor socialiste. « S’il y a un can­di­dat En Marche, je ver­rai le­quel de nous deux se­ra le mieux pla­cé pour l’em­por­ter, pour­suit-il. Car je ne veux pas que cette 17e cir­cons­crip­tion, que j’ai conquise de haute lutte, passe à droite ou au cen- tre. Si les élec­teurs sou­haitent que je fasse un ul­time man­dat, je ne me dé­fi­le­rai pas. »

Da­niel Vaillant, qui n’a pas di­gé­ré les ma­noeuvres pi­lo­tées en sous­main par Anne Hi­dal­go, la maire de Pa­ris, lors des in­ves­ti­tures pour les lé­gis­la­tives et les sé­na­to­riales, se­rai­til gui­dé par un désir de ven­geance ? L’ex-mi­nistre de l’In­té­rieur s’en dé­fend. « Mal­gré les ma­gouilles dont j’ai été vic­time, ma dé­marche n’est pas dic­tée par l’es­prit de ven­geance. J’agis pour l’in­té­rêt gé­né­ral », as­su­ret-il. Il n’en reste pas moins qu’une éven­tuelle can­di­da­ture, dis­si­dente ou sous les cou­leurs d’En Marche, du dé­pu­té sor­tant pour­rait consti­tuer un sé­rieux obs­tacle pour sa sup­pléante Co­lombe Bros­sel, can­di­date in­ves­tie par le PS et sou­te­nue par Anne Hi­dal­go.

Mais l’ad­jointe de la maire de Pa­ris fait bonne fi­gure : « Da­niel Vaillant, pour qui j’ai beau­coup de res­pect et d’af­fec­tion per­son­nelle, fait un choix po­li­tique qui n’est pas le mien. Son sou­tien à un autre can­di­dat que ce­lui du PS est un choix per­son­nel. Moi je reste fi­dèle à mon par­ti. Je crois encore à la gauche et à son uti­li­té dans les quar­tiers po­pu­laires. »

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