« Mo­na­co n’est pas in­fé­rieur au PSG »

Par un hasard du ca­len­drier, son club ac­cueille les deux ca­dors du cham­pion­nat en l’es­pace de six jours. Sté­phane Mou­lin, l’entraîneur an­ge­vin, se prête au pe­tit jeu des com­pa­rai­sons.

Le Parisien (Paris) - - SPORT -

de la Ligue, on peut dire le PSG. Mais le par­cours de Mo­na­co en cham­pion­nat est ex­cep­tion­nel. Pa­ris, c’est l’ex­pé­rience et la maî­trise des rythmes ; Mo­na­co gère les matchs dif­fé­rem­ment avec une en­vie per­ma­nente d’al­ler mar­quer. Et ce n’est pas in­fé­rieur au PSG. Par sa ca­pa­ci­té à main­te­nir un niveau de jeu of­fen­sif très ré­gu­lier. C’est la marque du très haut niveau. Tout est va­rié. Ils sont bons en at­taques ra­pides, en at­taques pla­cées et sur coups de pied ar­rê­tés. Tous les ingrédients sont là, de la vi­tesse à la maî­trise. C’est plus ba­sé sur un jeu de pos­ses­sion avec un bu­teur at­ti­tré, Ca­va­ni, là où, à Mo­na­co, tout le monde marque. Le jeu pa­ri­sien est maî­tri­sé à son rythme. Ce sont vrai­ment deux styles dif­fé­rents. Je ne pense pas. Tout autre résultat qu’une dé­faite se­ra pour nous un ex­ploit. Fran­che­ment, nous n’avons même pas 10 % des chances de ga­gner. Si cha­cun est à son niveau, il n’y au­ra rien à es­pé­rer. Ces deux équipes sont pro­gram­mées pour les som­mets de l’Eu­rope. Nous ne se­rons pas les ar­bitres du cham­pion­nat. Ce se­rait nous ac­cor­der un cré­dit im­mé­ri­té. Ce n’est plus la même équipe. La dé­fense a chan­gé, Fa­bin­ho et Ba­kayo­ko n’étaient pas là, Mbap­pé était en­core un in­con­nu. Le­mar com­men­çait à peine à jouer. Ils ont tous pris une autre di­men­sion. Et Ger­main et Fal­cao étaient alors prê­tés. Sans faire of­fense à mon groupe et avec tout le res­pect que je lui dois, je vous ré­ponds non. Là, on touche le très haut niveau in­ter­na­tio­nal. Sans l’ac­ci­dent de Bar­ce­lone, le PSG se­rait, comme Mo­na­co, en quarts de fi­nale de la Ligue des cham­pions. C’est une autre di­men­sion. Il n’y a rien de mieux. Donc, il ne faut pas par­ler d’An­gers dans ces sphères-là

Nous sommes trop pe­tits pour faire autre chose qu’admirer. Pour­quoi mentir ? Ce n’est pas comme quand on re­çoit une équipe plus or­di­naire. Mais, notre quart de fi­nale de Coupe de France, mer­cre­di contre Bor­deaux (2-1), nous a per­mis d’oc­cul­ter l’ex­ci­ta­tion d’ac­cueillir Mo­na­co. On va le vivre comme un hon­neur. Mais le risque de prendre une dé­cu­lot­tée existe. Il faut l’avoir à l’es­prit. C’est la vé­ri­té. Nous de­vons na­vi­guer entre le plai­sir de re­ce­voir le pre­mier, la fier­té de croire à un ex­ploit et la peur de quit­ter la pe­louse après une bonne gifle.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.