« On va se de­man­der ce que je fais là »

Est aus­si sur­pre­nante et ef­fi­cace en flic tour­men­tée qu’en in­ter­view.

Le Parisien (Paris) - - LOISIRS -

« On va se de­man­der ce que je fais là et j’aime bien cette idée. OK, j’ai un phy­sique de tra­gé­dienne, et ça me joue par­fois des tours. Mais si j’étais aux Etats-Unis, je se­rais dé­jà en train d’in­ter­pré­ter des flics : j’ai de l’au­to­ri­té, je sais don­ner des ordres. D’ailleurs, à mon pre­mier cours de tir, l’ins­truc­teur m’a dit que j’avais ça dans le sang. »

« A chaque rôle, j’es­saie de faire mon Co­lum­bo, de cho­per le per­son­nage par sa voix, son par­fum, ses vê­te­ments. Ga­brielle a un cô­té un peu psy­cho­ri­gide et un look de gar­çon man­qué, blo­qué dans les an­nées 1980. Pour moi, la vie de cette femme s’est ar­rê­tée à la mort de son frère ju­meau. »

« J’avais l’im­pres­sion d’être dans un film de Sau­tet. J’ai ado­ré la maison où j’ai lo­gé en Corse, les chats du vil­lage, les fa­laises et cette lu­mière… J’avais de la ten­dresse pour chaque élec­tro, chaque ma­chi­no. Sur un­tour­nage,je­sui­su­ne­ca­ma­ra­de­qui ar­rive à l’heure, pour être en état de dis­po­ni­bi­li­té. Et, comme les spor­tifs, je me fais mas­ser ré­gu­liè­re­ment. »

«Ca­nal+m’avait­pro­po­sé mais j’avais dé­jà qui se tour­nait en même temps. Je n’ai pas vu d’autres té­lé­films po­li­ciers de France 3 parce qu’on vou­lait faire quelque chose d’aty­pique. Par­ti­ci­per à un pro­jet po­pu­laire ne veut pas dire venir sans tra­vailler. Le rôle d’un ac­teur, c’est d’ar­ri­ver sur un pla­teau et de re­le­ver le niveau. »

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