Re­tour à l’hô­pi­tal pour le doc­teur Bon­ne­mai­son

Le Parisien (Paris) - - FAITS DIVERS -

Nicolas Bon­ne­mai­son, condam­né en 2015 à deux ans de pri­son avec sur­sis pour avoir don­né la mort à une pa­tiente en fin de vie et ra­dié de l’ordre des mé­de­cins, a in­di­qué hier avoir ré­in­té­gré l’hô­pi­tal de Bayonne pour « un tra­vail pu­re­ment ad­mi­nis­tra­tif », sans contact avec des pa­tients, de­puis lun­di.

« J’ai in­té­gré, en tant qu’ad­mi­nis­tra­tif, une uni­té de re­cherche cli­nique qui tra­vaille sur des pro­to­coles mé­di­caux », a-t-il in­di­qué. « Un contrat à durée dé­ter­mi­née jusqu’en juillet, en at­ten­dant la dé­ci­sion du Con­seil de l’ordre », a pré­ci­sé l’ex-ur­gen­tiste.

L’ordre des mé­de­cins avait re­je­té en juin 2016 la de­mande de ré­vi­sion de sa ra­dia­tion mais avait pré­ci­sé qu’il pou­vait de­man­der à être « re­le­vé de l’in­ca­pa­ci­té ré­sul­tant de cette sanc­tion », au terme des trois ans pré­vus par la loi, c’est-à-dire à par­tir du 1er juillet 2017.

ACQUITTÉ POUR SIX CAS

Le 24 oc­tobre 2015, Nicolas Bon­ne­mai­son avait été condam­né en ap­pel à deux ans de pri­son avec sur­sis pour avoir dé­li­bé­ré­ment don­né la mort à une pa­tiente de 86 ans, in­cu­rable et dans le co­ma. Il avait en re­vanche été acquitté pour six autres cas de pa­tients en fin de vie. Seize mois plus tôt, l’ur­gen­tiste avait été acquitté en pre­mière ins­tance pour la to­ta­li­té de ces mêmes faits. Mais le par­quet gé­né­ral avait fait ap­pel du ver­dict.

Pau (Py­ré­nées-At­lan­tiques), le 25 juin 2014. Nicolas Bon­ne­mai­son, lors de son pro­cès en pre­mière ins­tance.

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