Et As­sad s’in­vite dans la cam­pagne…

Le Parisien (Paris) - - FAIT DU JOUR -

L’ATTAQUE AMÉ­RI­CAINE en Syrie a obli­gé les can­di­dats à l’Ely­sée à s’em­pa­rer du su­jet. Dans la li­gnée de Fran­çois Hol­lande (et An­ge­la Mer­kel, la chan­ce­lière al­le­mande), pour qui « As­sad porte l’en­tière res­pon­sa­bi­li­té » de la ri­poste amé­ri­caine, Em­ma­nuel

Ma­cron sou­haite une « ac­tion co­or­don­née sur le plan in­ter­na­tio­nal en re­pré­sailles au ré­gime » de Da­mas, « dans le man­dat de l’ONU ». Idem pour Be­noît Ha­mon, pour qui « l’acte abo­mi­nable de Ba­char al-As­sad exige une so­lu­tion po­li­tique im­mé­diate pour une paix du­rable en Syrie ». Ac­cu­sé par ses dé­trac­teurs d’être com­plai­sant avec Vla­di­mir Pou­tine et avec le di­ri­geant sy­rien, Jean-Luc

Mé­len­chon dé­nonce la po­si­tion du chef de l’Etat et de la chan­ce­lière qui « portent l’en­tière res­pon­sa­bi­li­té de don­ner à Trump le pou­voir so­li­taire de frap­per qui il veut quand il veut ».

Ma­rine Le Pen, qui avait sa­lué l’élec­tion de Trump, s’est dite « éton­née » de sa dé­ci­sion, qui fait à nou­veau de son pays « le gen­darme du monde ». Par­ti­san du dia­logue avec Pou­tine,

Fran­çois Fillon s’est lui mon­tré pru­dent, re­fu­sant toute mise en cause di­recte de Ba­char al-As­sad, et pré­ve­nant qu’il ne fallait pas al­ler « à une confron­ta­tion di­recte des forces oc­ci­den­tales avec celles de la Rus­sie et de l’Iran. Ce se­rait un ter­rible dan­ger pour la paix ».

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