Pa­ris est condam­né au sans-faute

S’ils veulent conser­ver leur titre de cham­pion, les Pa­ri­siens de­vront très cer­tai­ne­ment rem­por­ter leurs huit der­niers matchs. Tout en mi­sant sur une dé­faillance de Mo­na­co.

Le Parisien (Paris) - - LA UNE - PAR YVESLEROY

Après une se­maine pro­li­fique en coupes, Pa­ris re­trouve son chan­tier le plus dif­fi­cile cette sai­son : le cham­pion­nat. Au len­de­main de la vic­toire du lea­deur à An­gers (0-1), les joueurs d’Unai Eme­ry sont à six lon­gueurs de Mo­na­co avec une dif­fé­rence de buts dé­fa­vo­rable. Leur seul es­poir d’ar­ra­cher un cin­quième titre de cham­pion d’af­fi­lée semble ré­si­der dans un par­cours sans faute, alors qu’il reste 24 points à prendre. Un chal­lenge à réus­sir, avant d’es­pé­rer cô­té pa­ri­sien que l’ASM concède au moins deux matchs nuls en route.

« Nous avons be­soin que Mo­na­co ne gagne pas tous ses matchs, mais nous de­vons d’abord faire notre part du tra­vail en rem­por­tant les nôtres, af­firme Unai Eme­ry. Pour l’ins­tant, l’ AS Me st en tête et le mé­rite. Notre ob­jec­tif, c’est de re­faire l’ écart qu’il y a entre nous. »

Si le PSG veut com­plé­ter son troi­sième qua­dru­plé na­tio­nal consé­cu­tif (Tro­phée des cham­pions, Coupe de la Ligue, Coupe de France, Ligue 1), il doit même s’im­po­ser 10 matchs de rang si l’on consi­dère la de­mi-fi­nale de la Coupe de France, à do­mi­cile contre Mo­na­co, et l’éven­tuelle fi­nale qui en ré­sul­te­ra.

La dif­fi­cul­té est à la hau­teur de l’en­jeu. Le PSG reste dé­jà sur quatre suc­cès en L 1 et bat­tra son re­cord de vic­toires consé­cu­tives sur une sai­son (9) s’il fait le car­ton plein. Laurent Blanc n’est plus là pour le rap­pe­ler, mais l’ins­pi­ra­tion est à cher­cher du cô­té de Bor­deaux. Sous la di­rec­tion de l’an­cien coach pa­ri­sien, les Gi­ron­dins avaient ar­ra­ché le titre en 2009 en ter­mi­nant la sai­son par 11 vic­toires.

« On avait per­du 3-0 contre Tou­louse et le pré­sident était très mé­con­tent, se sou­vient Mat­thieu Chalmé, l’ex-dé­fen­seur bor­de­lais. Il nous avait dit : Il reste 12 matchs, je veux 12 vic

toires. Au dé­but, on n’y croyait pas trop, et puis, quand on a com­men­cé à en­chaî­ner 3-4 suc­cès, on a com­men­cé à deve- nir eu­pho­riques. Et on l’a fait, puisque, en plus des 11 matchs de cham­pion­nat, on a ga­gné la Coupe de la Ligue. »

Pour le la­té­ral re­con­ver­ti en vi­gne­ron, la po­si­tion de chas­seur du PSG peut être un avan­tage : « Nous, on avait com­men­cé à avoir la pres­sion quand on avait dé­pas­sé Mar­seille. Le PSG n’a pas le choix, il est dans l’obli­ga­tion de tout ga­gner. S’il fait un faux pas, c’est ter­mi­né. Quand on voit son ef­fec­tif, c’est lar­ge­ment pos­sible. Pa­ris a re­pris de la confiance de­puis la dés­illu­sion de Bar­ce­lone. »

Fa­brice Abriel, qui avait en­chaî­né 7 vic­toires avec l’OM lors du titre de cham­pion en 2010, in­cite les Pa­ri­siens à la pa­tience. « Il ne faut pas être ob­nu­bi­lé par les ré­sul­tats de Mo­na­co, dont ils vont at­tendre une contre-per­for­mance, ex­plique l’an­cien mi­lieu for­mé à Pa­ris. Il faut être fo­ca­li­sé sur l’ob­jec­tif de ga­gner tous les matchs. Nous, on était res­tés dans notre bulle et c’est ce que le PSG doit faire aus­si. »

Dans cette op­tique et pour évi­ter une im­pa­tience im­pro­duc­tive, Eme­ry in­siste sur le conte­nu plu­tôt que sur l’ob­jec­tif : «Notre pre­mier dé­fi, c’est de faire un match com­plet: en at­taque, en dé­fense, dans les un contre un, les duel set l’ équi­libre …»

« QUAND ON VOIT L’EF­FEC­TIF, C’EST LAR­GE­MENT POS­SIBLE » MAT­THIEU CHALMÉ, SA­CRÉ CHAM­PION AVEC BOR­DEAUX EN 2009

Edin­son Ca­va­ni.

Parc OL (Dé­cines), le 31 mars. A l’aube du sprint fi­nal en L 1, les Pa­ri­siens n’ont pas le choix : il faut ga­gner tous les matchs.

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