Le nau­frage lyon­nais

Lyon, hu­mi­lié à do­mi­cile, a très mal pré­pa­ré son match de coupe d’Eu­rope.

Le Parisien (Paris) - - SPORTS - DENOTRECORRESPONDANT ANTHONYFAURE ÀLYON(RHÔNE)

L’OL a som­bré à do­mi­cile hier face à Lo­rient (1-4). In­ca­pables de conso­li­der leur 4e place, les Rho­da­niens ont très mal pré­pa­ré la ré­cep­tion de Be­sik­tas en Ligue Eu­ro­pa.

EN LARMES, le jeune dé­fen­seur lyon­nais Ema­nuel Mam­ma­na quitte le ter­rain du Parc OL. Son com­père de la char­nière cen­trale, Ma­pou Yan­ga-Mbi­wa, tente, lui, de cal­mer les sup­por­teurs, re­mon­tés, du Vi­rage Sud. Car Lyon a som­bré sur ses terres hier soir, étrillé par Lo­rient (1-4), l’avant-der­nier du clas­se­ment. La 12e dé­faite de la sai­son, dé­jà, en Cham­pion­nat. C’est beau­coup, beau­coup trop pour un club aus­si am­bi­tieux que l’OL.

« J’ai honte, mur­mure l’en­traî­neur, Bru­no Ge­ne­sio. On a tout ba­foué. On a man­qué de res­pect à l’ins­ti­tu­tion, aux sup­por­teurs, au club. Il y a eu des com­por­te­ments in­ap­pro­priés pour le foot de haut ni­veau. On est tous res­pon­sables ». « On a to­ta­le­ment dé­joué. On est pu­nis. On a ce qu’on mé­rite », abonde, dé­pi­té, le néo-in­ter­na­tio­nal Co­ren­tin To­lis­so.

Avec ce nou­veau re­vers, aus­si in­at­ten­du que spec­ta­cu­laire, l’OL a pré­pa­ré de la plus mau­vaise des ma­nières son quart de fi­nale al­ler de la Ligue Eu­ro­pa, jeu­di au Parc OL contre Be­sik­tas.

ADIEU AU PO­DIUM

Lyon a aus­si, cette fois-ci, une bonne fois pour toutes, dit dé­fi­ni­ti­ve­ment adieu au po­dium. Et voit sa 4e place de plus en plus me­na­cée par Bor­deaux et Mar­seille. Il y a ur­gence dans le Rhô- ne où le coach, Bru­no Ge­ne­sio, sus­cite de plus en plus d’in­ter­ro­ga­tions, y com­pris en in­terne. Ven­dre­di, dans nos co­lonnes, Jean-Mi­chel Au­las, le pré­sident, lui a mar­te­lé sa confiance : « Ce se­rait sui­ci­daire au­jourd’hui de ma part d’ima­gi­ner qu’on ne va pas pour­suivre avec Bru­no la sai­son pro­chaine. » Hier soir, il est mon­té au cré­neau pour poin­ter du doigt le com­por­te­ment de ses joueurs. « Ils n’ont pas été dignes de l’évé­ne­ment. On a gal­vau­dé le match. Les joueurs en sont res­pon­sables, plus que l’en­traî­neur ou le pré­sident. C’est une gifle qui fait mal ».

Lyon a tout in­té­rêt à ne pas tendre l’autre joue jeu­di soir contre Be­sik­tas. Pour ne pas vivre des len­de­mains qui dé­chantent. « Il va fal­loir avoir des c….. Etre des hommes », clame le ca­pi­taine, Maxime Go­na­lons. Ré­ponse jeu­di où près de 20 000 sup­por­teurs turcs sont at­ten­dus dans les tra­vées du Parc OL. Une ren­contre qui s’an­nonce élec­trique. Lyon n’a plus le droit à l’er­reur.

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