Le hic, ce se­ra Djo­ko­vic

Qua­li­fiée pour les de­mi-fi­nales, la bande à Noah re­ce­vra la Ser­bie de Djo­ko­vic en sep­tembre. Ce se­ra sur terre bat­tue, mais avec quels joueurs ?

Le Parisien (Paris) - - SPORTS - DE NOTRE EN­VOYÉ SPÉ­CIAL ÉRIC BRUNA À ROUEN (SEINE-MA­RI­TIME)

Grâce au suc­cès du duo Ben­ne­teau/Ma­hut, l’équipe de France est en de­mi-fi­nale de la Coupe Da­vis pour la deuxième an­née d’af­fi­lée. Ce se­ra face à la Ser­bie de Djo­ko­vic, à do­mi­cile.

« LA MAR­SEILLAISE », le dra­peau tri­co­lore, le tour d’hon­neur… Comme au Ja­pon, au 1er tour, les Bleus n’ont pas fait d’heures sup­plé­men­taires face à la Grande-Bre­tagne. Hier après-mi­di, Ni­co­las Ma­hut et Ju­lien Ben­ne­teau ont ap­por­té le point du 3-0 en do­mi­nant la paire Ja­mie Mur­ray-Do­mi­nic In­glot (7-6 [9/7], 5-7, 7-5, 7-5). Pour la deuxième an­née consé­cu­tive, voi­là les Bleus de Yan­nick Noah en de­mi-fi­nale de la Coupe Da­vis, mi-sep­tembre dans l’Hexa­gone, contre la Ser­bie, vic­to­rieuse de l’Es­pagne.

Après le Ca­na­da sans Rao­nic, la Ré­pu­blique tchèque sans Ber­dych, le Ja­pon sans Ni­shi­ko­ri et la Grande-Bre­tagne sans An­dy Mur­ray, place à Djo­ko­vic. Ou pas. « S’il ne vient pas, Djo­ko­vic, j’en ai rien à foutre, tant mieux, lance Noah, un brin acerbe. Tout ça m’est égal. Ce que j’ai­me­rais, moi, c’est ra­me­ner la coupe. Vous al­lez dire la Coupe de France bof, la Ligue Eu­ro­pa bof, c’est pas la Ligue des cham­pions. Mais l’épreuve est comme elle est et on fait avec ce qu’on a ! »

Exac­te­ment comme le ca­pi­taine fran­çais ce week-end. L’ex-chan­teur a dû com­po­ser avec les fausses notes (Tson­ga, Mon­fils, Gas­quet, Her­bert ab­sents, Si­mon non re­te­nu) pour écrire une par­ti­tion qui tienne la route contre des Bri­tan­niques to­ta­le­ment aphones sans leur so­liste. Reste à sa­voir qui com­po­se­ra la fan­fare à la fin de l’été, à l’ap­proche clin­quante de la dis­tri­bu­tion des prix…

CHAR­DY ET TSON­GA AB­SENTS POUR CAUSE DE MA­RIAGE

« Je sais où je vais, as­sure le boss. Une de­mi-fi­nale avec la Ser­bie, c’est sûr que ça fait plus rê­ver les joueurs. Prio­ri­té à ceux qui sont là au dé­but de l’aven­ture… mais s’il y en a un qui gagne l’US Open, on le prend. Si c’était simple, ça se sau­rait. »

Sauf nou­velle hé­ca­tombe, Jé­ré­my Char­dy, qui a pro­gram­mé son ma­riage pen­dant la de­mi­fi­nale, et Ju­lien Ben­ne­teau res­te­ront en cou­lisses. Pouille, Si- mon, Ma­hut, Gas­quet et Her­bert — les deux der­niers, bles­sés, étaient pré­sents à Rouen pour sou­te­nir leurs ca­ma­rades — forment un quin­tet ir­ré­pro­chable en termes d’état d’es­prit. « Ce­lui qui a por­té les sacs au Ja­pon (NDLR : Pouille) a ga­gné un point ici, lâche Noah. C’est un signe. On es­saie de trou­ver les rai­sons pour les­quelles on n’a pas ga­gné de­puis 2001. S’il y avait eu des ré­pon- ses avant, je ne se­rais pas là. »

Dif­fi­cile pour­tant de se pri­ver de Mon­fils et/ou Tson­ga pour mon­ter sur scène. En mi­lieu de se­maine, Noah a ré­vé­lé que le Man­ceau - qui se­ra té­moin de ma­riage le week-end de France - Ser­bie — sou­hai­tait an­nu­ler toutes ses re­pré­sen­ta­tions dans l’épreuve cette sai­son. Et per­sonne ne l’obli­ge­ra à ve­nir. « La balle est dans le camp du ca­pi­taine, confie Ber­nard Giu­di­cel­li, le pré­sident de la FFT, qui avait pour­tant ex­hu­mé un point de rè­gle­ment fé­dé­ral pour contraindre les joueurs(ses) à ho­no­rer la sé­lec­tion. Il fixe le cap, nous l’ac­com­pa­gnons. Je n’ai pas à faire l’équipe à sa place. » Ce ma­tin, une seule chose est sûre. La ren­contre au­ra lieu sur terre bat­tue, peut-être dans le sud de la France pour jouer en ex­té­rieur. Il se­ra temps en­suite de voir avec qui…

Rouen (Sei­neMa­ri­time), hier. Les hommes de Yan­nick Noah se congra­tulent après leur vic­toire sur les Bri­tan­niques.

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