« On veut re­vivre des choses ex­tra­or­di­naires »

Avant de dé­fier Pau ce mi­di à Co­lombes, Maxime Ma­che­naud, le de­mi de mê­lée du Ra­cing 92 re­vient sur la sai­son par­ti­cu­lière de son club et ses es­poirs pour la suite.

Le Parisien (Paris) - - RUGBY - PRO­POS RE­CUEILLIS PAR OLI­VIER FRAN­ÇOIS

IL RE­CON­NAÎT s’être sen­ti un peu per­du lors­qu’il a re­trou­vé ses co­équi­piers après le Tournoi des Six Na­tions, mais le temps n’est plus aux af­faires ni aux ques­tion­ne­ments. Maxime Ma­che­naud, le de­mi de mê­lée in­ter­na­tio­nal (28 ans, 29 sé­lec­tions), l’un des grands lea­deurs du Ra­cing 92, es­père re­vivre des mo­ments forts avec son club à l’at­taque du sprint fi­nal.

Ce match contre Pau peut-il être un tour­nant pour le Ra­cing ?

MAXIME MA­CHE­NAUD. Les Pa­lois sont de­vant nous au clas­se­ment. C’est une ren­contre ca­pi­tale face à un concur­rent direct pour la qua­li­fi­ca­tion. Le plus im­por­tant est de conti­nuer à es­pé­rer. On n’a pas connu de très bonnes phases en­core cette sai­son. La fin ap­proche. On a vé­cu des choses ex­tra­or­di­naires l’an der­nier, on veut les re­vivre.

Le titre de cham­pion est-il en­vi­sa­geable ?

Il faut y croire. Ce qui va payer, c’est le tra­vail. Si l’on par­vient à faire les ef­forts né­ces­saires, alors tout se­ra pos­sible.

Com­ment ex­pli­quez-vous les dif­fi­cul­tés du Ra­cing en­core ac­tuel­le­ment ?

Après le titre, il y a eu du re­lâ­che­ment. Puis nous avons été tou­chés par tout ce qui s’est pas­sé cette sai­son ( NDLR : cor­ti­coïdes, hi­gé­na­mi

ne, al­cool, co­caïne). L’his­toire de la fu­sion nous a mis un coup aus­si mais il ne faut pas se cher­cher d’ex­cuses. Un groupe se cons­truit dans les dif­fi­cul­tés.

De quelle fa­çon ?

Il faut par­ve­nir à se mettre dans notre bulle mais ce n’est pas simple car le groupe est tou­ché et les joueurs in­di­vi­duel­le­ment aus­si. Il ne peut pas y avoir que des hauts dans une car­rière. On peut de­ve­nir plus fort après avoir connu beau­coup de ga­lères.

Com­ment avez-vous tra­ver­sé cette sai­son ?

Je me suis sen­ti im­puis­sant car j’étais sou­vent avec l’équipe de France. Quand je suis re­ve­nu du Tournoi des Six Na­tions, j’ai eu l’im­pres­sion de ne pas trou­ver ma place alors que j’ai un rôle im­por­tant dans cette équipe. Tout le monde était un peu épar­pillé, per­du. J’étais en dé­ca­lage avec les autres.

Com­ment avez-vous vé­cu l’épi­sode de la fu­sion avor­tée entre le Ra­cing et le Stade Fran­çais ?

Ce­la a été un choc pour tout le monde. Nous nous sommes po­sé beau­coup de ques­tions sans avoir for­cé­ment de ré­ponses puisque ce­la ne s’est pas fait. Nous sommes tou­jours le Ra­cing 92.

Qu’est-ce qui a pro­vo­qué cette ré­ac­tion ?

On était tous in­quiets en pen­sant aux gens qui al­laient être en dan­ger. Le maillot, on a aus­si en­vie de le dé­fendre et qu’il conti­nue à exis­ter.

Ne trou­vez-vous pas que le rug­by fran­çais donne un triste spec­tacle en ce mo­ment avec la guerre entre la Fé­dé­ra­tion et la Ligue no­tam­ment ?

Je me concentre sur les choses que je maî­trise. Qu’il y ait un Top 14, un Top 16, un Top 8, la Ligue ou plus la Ligue, il faut s’en in­for­mer mais on n’a au­cun pou­voir là-des­sus quand on est joueur. Peut-être que pour les contrats fé­dé­raux on au­ra quand même notre mot à dire à un mo­ment car on est au centre de tout ça. Il y a des guerres d’ac­cord, mais le plus im­por­tant c’est que tout le monde se re­trouve pour qu’il y ait du spec­tacle et parce que les gens aiment ce sport.

LA FU­SION ? NOUS NOUS SOMMES PO­SÉ BEAU­COUP DE QUES­TIONS.”

Mal­gré les dif­fi­cul­tés tra­ver­sées par le Ra­cing 92 cette sai­son, Maxime Ma­che­naud ne veut rien lâ­cher. « Ce qui va payer, c’est le tra­vail. Si l’on par­vient à faire les ef­forts né­ces­saires, alors tout se­ra pos­sible », as­sure-t-il.

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