Toute pre­mière fois…

Ils sont en­vi­ron 20 000 sur les 57 000 ins­crits à cou­rir ce ma­tin leur pre­mier Ma­ra­thon de Pa­ris. Pour plein de (bonnes) rai­sons.

Le Parisien (Paris) - - ATHLÉTISME -

KA­RINE, LE DÉ­FI DE SES 40 ANS

Ka­rine l’avoue : « Je suis ex­trê­me­ment stres­sée, je sais que, psy­cho­lo­gi­que­ment, ce se­ra com­pli­qué. » Cette ma­man de trois en­fants, pro­fes­seur des écoles, ne se­ra pour­tant pas toute seule sur la ligne de dé­part. Maxime, son meilleur ami, se­ra à la fois son coach, son fai­seur d’al­lure et son pre­mier sup­por­teur. « Sur­tout, il se­ra le lièvre et moi la tor­tue, s’amuse Ka­rine. J’ai d’ailleurs une tor­tue ta­touée dans le dos, c’est peut-être un signe… »

Ce Ma­ra­thon de Pa­ris, c’est un peu le ca­deau de ses 40 ans. « Maxime et mon ma­ri font beau­coup de courses, j’avais l’ha­bi­tude d’être sur le bord de la route à hur­ler et pleu­rer chaque fois que je voyais pas­ser les cou­reurs. Il y a un an, Maxime m’a dit : L’an­née pro

chaine, je t’em­mène ! » Ka­rine s’est prise au jeu. « Je suis une pe­tite joueuse, mais j’ai bien sui­vi mes trois séances heb­do­ma­daires. Une fois par se­maine, je rentre de l’éco- le en cou­rant, je fais éga­le­ment du frac­tion­né dans une salle de sport. »

La jeune femme n’a rien lais­sé au ha­sard. « J’ai fait at­ten­tion à mon ali­men­ta­tion et tes­té mes af­faires de course. J’ai aus­si ap­pris à cou­rir sans mu­sique, pour mieux pro­fi­ter de l’évé­ne­ment. » Et elle l’as­sure : « Même si je n’ai pas le phy­sique de l’em­ploi, je prends énor­mé­ment de plai­sir dans la course à pied. Au mo­ment de par­tir, je vais être dans un état proche de l’Ohio mais tant pis ! Mon ob­jec­tif est de faire moins de 5 h 30, his­toire de fi­nir avant que les or­ga­ni­sa­teurs re­tirent les bar­rières. »

Si Maxime se ca­le­ra dans sa fou­lée — « il veut m’em­me­ner au bout, quelle jo­lie preuve d’ami­tié ! » — toute sa fa­mille se­ra sur le par­cours. « Mes en­fants ont pré­pa­ré des pan­cartes, mon ma­ri a fait l’im­passe sur ce ma­ra­thon pour pou­voir m’en­cou­ra­ger, ma ma­man se­ra là aus­si, cer­tai­ne­ment très stres­sée. Cette course, c’est un dé­fi per­son­nel, une vraie his­toire d’ami­tié, alors je vais al­ler au bout. »

« AU MO­MENT DE PAR­TIR, JE VAIS ÊTRE DANS UN ÉTAT PROCHE DE L’OHIO » KA­RINE

Pa­ris, le 3 avril 2016. Cette an­née en­core, plu­sieurs di­zaines de mil­liers de par­ti­ci­pants vont s’élan­cer dans les rues de la ca­pi­tale pour la 41e édi­tion du Ma­ra­thon.

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