JEAN-JACQUES, MOINS DE CINQ HEURES, ET C’EST LE MA­RIAGE !

Le Parisien (Paris) - - ATHLÉTISME - S.L.

Après ce ma­ra­thon, pro­mis, j’ar­rête de cou­rir ! Je n’aime vrai­ment pas ça de toute fa­çon. » A écou­ter Jean-Jacques, Nan­céien de 36 ans, on se de­mande bien ce qu’il est ve­nu faire dans cette ga­lère du bi­tume. « Je n’ai pas le phy­sique de l’em­ploi, je pèse 93 kg pour 1, 78 m, j’aime boire des bières, man­ger une bonne côte de boeuf et fu­mer des clopes dans les soi­rées… »

Seule­ment, Jean-Jacques veut épou­ser Ma­rie, « la femme de sa vie de­puis douze ans » et mère de ses deux en­fants. Un ma­tin, celle-ci a eu une drôle d’idée. « Si tu fais moins de 5 heures au Ma­ra­thon de Pa­ris, on se ma­rie, m’a-t-elle lan­cé. Lorsque je m’étais ins­crit, mes amis m’avaient pris pour un fou. Ma com­pagne a vu que je m’in­ves­tis­sais et a vou­lu me don­ner un ob­jec­tif. » Jean-Jacques s’est pris au jeu. « Je me suis mis à man­ger bio, à al­ler voir un os­téo­pathe et à res­pec­ter mon plan d’en­traî­ne­ment de trois séances par se­maine », se marre-t-il.

Jus­qu’ici, il n’a pris part qu’à une seule course : le Se­mi-Ma­ra­thon de Pa­ris. « Bou­clé en 2 h 20 et une élon­ga­tion. J’ai boi­té pen­dant trois mois ! » Jean-Jacques en est cer­tain : « Ce se­ra mon pre­mier et der­nier ma­ra­thon. Ça de­mande trop d’ef­forts, trop de sa­cri­fices. C’est pas pour moi, qui ne rêve que d’ une chose, al­ler au fast-food !» Il fi­nit ce­pen­dant par l’avouer. « Je prouve que ce chal­lenge à la fois per­son­nel et af­fec­tif, je suis en train de le re­le­ver, j’en suis fier. Et puis, je vais dé­cou­vrir Pa­ris sans voi­tures, c’est plu­tôt pas mal. » Ma­rie, la fu­ture ma­riée, se­ra tout près de la ligne d’ar­ri­vée, le re­gard tour­né vers le chro­no­mètre…

« LE MA­RA­THON, CE N’EST PAS POUR MOI, QUI NE RÊVE QUE D’UNE CHOSE, AL­LER AU FAST-FOOD ! » JEAN-JACQUES

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