« Cal­quer la fis­ca­li­té de prêt du temps sur celle du prêt d’ar­gent »

Co­fon­da­trice de The Ti­me­fun­ding Com­pa­ny

Le Parisien (Paris) - - ÉCO -

«. Le offre la pos­si­bi­li­té à cha­cun d’entre nous, fort de son ex­pé­rience, d’in­ves­tir son temps dans de jeunes start-up pour en ac­com­pa­gner la crois­sance, et d’être payé plus tard, se­lon un échéan­cier. J’ai co­fon­dé cette en­tre­prise fin sep­tembre 2016 avec Pierre-Yves Lar­vor. Nous avons dé­mar­ré notre ac­ti­vi­té dé­but jan­vier. Près d’une di­zaine de per­sonnes tra­vaillent pour la so­cié­té. Nous nous ré­mu­né­rons par une com­mis­sion à hau­teur de 20 % du mon­tant de la mis­sion. En moyenne, de­puis le dé­mar­rage, nous gé­né­rons entre 10 000 € et 15 000 € de chiffre d’af­faires chaque mois » Fis­ca­li­té.

« Au­jourd’hui, lé­ga­le­ment, un doit pou­voir fac­tu­rer son prêt de temps, son in­ves­tis­se­ment. Il est donc deux fois taxé sur ce prêt : en tant que mi­croen­tre­pre­neur, puis sur le re­ve­nu ti­ré de ce prêt. Et à ce titre, le prêt n’est pas ré­mu­né­ré tel qu’il le de­vrait, c’est-à-dire, en fonc­tion du risque, par un taux d’in­té­rêt, comme c’est le cas lorsque l’on prête de l’ar­gent. »

« Nous sou­hai­tons pou­voir, dans un cadre éta­bli par la loi pour em­pê­cher les dé­rives, cal­quer la fis­ca­li­té du prêt de temps sur celle du prêt d’ar­gent, telle que celle d’usage sur les plates-formes de prêts entre par­ti­cu­lier : soit un acompte for­fai­taire de 24 % d’im­pôt sur le re­ve­nu et de 15,5 % de pré­lè­ve­ments so­ciaux (CGS, CRDS…) pré­le­vé lors du ver­se­ment des in­té­rêts. Cette niche fis­cale ne pro­fi­te­rait pas aux riches puis­qu’il s’agit de prê­ter ici du temps. Elle se jus­ti­fie puis­qu’elle ré­com­pense une prise de risque in­di­vi­duelle au fi­nan­ce­ment de la crois­sance des start-up. »

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