Pa­ris garde le contact

FOOT­BALL Ligue 1. Grâce à un suc­cès ac­quis en deuxième pé­riode, le PSG garde le contact avec Mo­na­co. Le sus­pense conti­nue pour le titre de champion.

Le Parisien (Paris) - - LA UNE - PAR DOMINIQUESÉVÉRAC

Cer­tains ap­pel­le­ront ça une journée pour rien, avec le suc­cès des trois pre­miers, Mo­na­co, Nice et le PSG. C’est tout le contraire, en tout cas pour Pa­ris, par­fait dans son rôle de chas­seur. Il se met dans la po­si­tion du ti­reur cou­ché avec Mo­na­co tou­jours dans le vi­seur et qu’il n’hé­si­te­ra pas à dou­bler si la for­ma­tion de la Prin­ci­pau­té connaît quelques ra­tés à l’heure du sprint fi­nal. C’était la bonne date pour res­ter ta­pi dans l’ombre : Mo­na­co va main­te­nant en­trer dans le cycle de ses grands matchs de Ligue des­cham­pion­set­du­cham­pion­nat à gé­rer en même temps et pour Pa­ris, l’opé­ra­tion «Je ne concède rien en at­ten­dant» n’au­rait pas sur­vé­cu à un ac­croc face à Guin­gamp.

QUINZE MI­NUTES DE FO­LIE

Une pé­riode à l’en­vers, une autre à l’en­droit, le tri­cot pa­ri­sien a failli res­sem­bler à rien avant de lais­ser une très jo­lie im­pres­sion. Sous les yeux de l’émir du Qa­tar, qui a dû se de­man­der à la pause quelle équipe il avait bien ra­che­ter tant Pa­ris et Guin­gamp se sont as­so­ciés dans la par­tie sans sel, Eme­ry a vite ré­agi en sor­tant le fan­tôme de Drax­ler dès la 53e pour un Pas­tore plus convain­cant. L’Al­le­mand a vi­si­ble­ment une cir­cons­tance at­té­nuante : « Il a une pe­tite dou­leur à la che­ville, narre Eme­ry. Il n’a pas fait une bonne pre­mière mi-temps mais il n’est pas à 100 % ».

Les mi­nutes sui­vantes sont celles du KO avec deux buts coup sur coup (57e et 60e) avec un trait d’union entre les deux : Ca­va­ni. L’Uru­guayen s’est dis- tin­gué en pas­seur, une den­rée rare chez lui, avant d’y al­ler de son 28e but de la sai­son en L 1. Dé­chaî­né, il ajou­te­ra une uni­té de plus, du pied droit cette fois­ci. El Ma­ta­dor a alors conclu à ce mo­ment-là quinze mi­nutes ren­ver­santes, quinze mi­nutes de fo­lie, son quart d’heure d’at­ta­quant dé­ter­mi­nant. Sou­vent, cette sai­son, il y au­ra eu Mo­na­co d’un cô­té et Ca­va­ni en face plus que le PSG. « Il doit aus­si pro­gres­ser dans le jeu », tacle lé­gè­re­ment son entraîneur, confir­mant qu’on ne gère pas Ca­va­ni comme Ibra, qui n’au­rait ja­mais ac­cep­té une telle re­marque de son coach en pu­blic.

Avant le ré­veil, Pa­ris a long­temps res­sem­blé au Mo­na­co d’An­gers, brouillon et pous­sif. Après, on au­rait dit le Mo­na­co d’il n’y a pas si long­temps, ca­pable de cou­per en deux toutes les dé­fenses du cham­pion­nat. « Quand ils sont dans cette confi­gu­ra­tion, c’est dif­fi­cile de ré­sis­ter », re­grette Kom­boua­ré, qui connaît bien la mai­son.

En al­lu­mant la ma­chine, en contrô­lant le ni­veau d’huile et en met­tant sa cein­ture, le PSG a fon­cé, ac­cé­lé­ré et tout écra­sé sur son pas­sage. Avec de si bonnes dis­po­si­tions tar­dives, le PSG a lais­sé un re­gret : il ne re­prend que trois buts au goal-ave­rage au club du Ro­cher sur cette journée. Car Mo­na­co ne pos­sède pas que trois points d’avance, mais aus­si 19 buts. Tout va comp­ter.

Parc des Princes (Pa­ris), hier soir. 57e mi­nute : alors que le PSG pei­nait à prendre le des­sus sur Guin­gamp, An­gel Di Ma­ria trouve le che­min des fi­lets grâce à un petit bal­lon pi­qué au-des­sus du gar­dien bre­ton Johns­son.

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