Fillon à la re­cherche des élec­teurs per­dus…

Le Parisien (Paris) - - FAIT DU JOUR -

OPÉ­RA­TION RE­CON­QUÊTE ! Si Fran­çois Fillon es­père bien cap­ter une par­tie des élec­teurs in­dé­cis, c’est sur­tout à ceux qui sont par­tis après les ac­cu­sa­tions d’em­plois sup­po­sés fic­tifs de son épouse et de deux de ses en­fants qu’il compte s’adres­ser en prio­ri­té. Ceux­là même qui lui avaient per­mis, après sa vic­toire à la pri­maire de la droite et du centre, fin no­vembre, d’être pla­cé en tête des in­ten­tions de vote pour le pre­mier tour de l’élec­tion pré­si­den­tielle. Une époque où l’an­cien Pre­mier mi­nistre était en moyenne cré­di­té de 26 à 27 % dans les son­dages… avant de des­cendre au­jourd’hui à 18 % des in­ten­tions de vote. « Il faut ré­cu­pé­rer ces élec­teurs per­dus, éga­rés. C’est la prio­ri­té dans cette der­nière ligne droite », jure le pré­sident de la ré­gion Hauts-de-France, Xa­vier Ber­trand. Mais comment ? « En re­ve­nant sur les fon­da­men­taux, c’est-à-dire les va­leurs de la droite qui sont ma­jo­ri­taires dans le pays : à sa­voir plus de li­ber­té, plus de sé­cu­ri­té, plus d’au­to­ri­té, moins d’im­pôts… », ré­pond Luc Cha­tel, porte-pa­role de cam­pagne, ju­rant que « le bul­le­tin de vote Fillon est le seul à dé­fendre ces idées ». Et Fillon l’a lui-même bien com­pris, di­manche, lors du mee­ting à Pa­ris, à l’oc­ca­sion du­quel il a jus­te­ment égre­né ces idées. « Je ne vous de­mande pas de m’ai­mer, mais de me sou­te­nir », a-t-il même lan­cé pour sé­duire ceux qui se posent en­core des ques­tions sur lui. OLI­VIER BEAU­MONT

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