« J’ai cru que j’al­lais mourir»

Lu­cré­zia, 85 ans, est une des victimes d’une bande de mi­neurs qui étran­glaient leurs cibles pour les vo­ler, à Gre­noble.

Le Parisien (Paris) - - FAITS DIVERS -

suis fait très mal à une ver­tèbre », se sou­vient Lu­cré­zia.

Une fois leur vic­time in­cons­ciente, les trois agres­seurs n’ont au­cun mal à la dé­pouiller. « Ils m’ont pris mes deux col­liers, ar­ra­ché mes deux bagues. Ce sont vrai­ment des lâches. Car ils m’ont at­ta­quée par-der­rière. S’ils m’avaient agres­sée de face, j’au­rais pu me ser­vir de ma canne pour me dé­fendre », ex­plique l’oc­to­gé­naire.

Lorsque Lu­cré­zia re­prend ses es­prits, elle est se­cou­rue par un jeune voi­sin. « Lorsque les po­li­ciers sont ar­ri­vés, je ne pou­vais plus par­ler tel­le­ment j’ai été étran­glée. Mes agres­seurs m’ont écra­sé les cordes vo­cales. J’avais le cou com­plè­te­ment bleu. » Elle est conduite à l’hô­pi­tal où elle va res­ter onze jours. Les mé­de­cins réa­lisent plu­sieurs exa­mens du la­rynx, de la tra­chée-ar­tère. Lu­cré­zia a aus­si une ver­tèbre fis­su­rée. Mais elle va échap­per à l’opé­ra­tion.

Cette cou­ra­geuse ma­mie est en conva­les­cence dans une cli­nique d’Echi­rolles. « J’ai beau­coup de mal à mar­cher et ma ver­tèbre me fait beau­coup souf­frir. J’ai aus­si des pro­blèmes pour man­ger. Je ne suis pas près de ren­trer­chez­moi.Heu­reu­se­ment que la po­lice a ar­rê­té ces jeunes car il y au­rait pu avoir un mort. D’ailleurs, s’ils avaient ser­ré mon cou quelques se­condes de plus, je se­rais morte. Cette agres­sion res­teun­cau­che­mar­pour­moi.»

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