Un trio ul­tra-violent

Les jeunes « étran­gleurs » ont fait onze victimes.

Le Parisien (Paris) - - FAITS DIVERS -

et sans re­mords. C’est, en ré­su­mé, le com­por­te­ment des trois mi­neurs soup­çon­nés d’avoir agres­sé plu­sieurs per­sonnes, à proxi­mi­té des lignes de tram­way et au­tour de la place Vic­tor-Hu­go à Gre­noble (Isère). Pour l’heure, onze vols avec violences leur ont dé­jà été at­tri­bués de­puis la fin fé­vrier.

In­ter­pel­lés le 3 avril par les en­quê­teurs du groupe spé­cia­li­sé dans les bandes et les violences ur­baines de la sû­re­té dé­par­te­men­tale (SD) de l’Isère, les trois gar­çons, âgés de 15 ans et de 16 ans, pour deux d’entre eux, ont fa­rou­che­ment nié leur im­pli­ca­tion.

« Ces trois sus­pects sont des mi­neurs étran­gers iso­lés, ar­ri­vés ré­cem­ment en France, confie une source proche de l’af­faire. Ils ont été re­con­nus par de nom­breuses victimes. Ils s’en pre­naient à des étu­diants ou à des re­trai­tées. L’un d’entre eux pro­cé­dait à un puis­sant étran­gle­ment, au point par­fois de faire perdre connais­sance à ses victimes. Ses com­plices dé­ro­baient les sacs à main, les or­di­na­teurs, les té­lé­phones ou l’ar­gent. » Se­lon nos in­for­ma­tions, l’un d’entre eux, au cours de sa garde à vue, a lar­ge­ment in­sul­té les po­li­ciers avant de sou­te­nir qu’il n’avait de « comptes à rendre qu’à Dieu ».

« Deux des au­teurs pré­su­més de ces agres­sions ont été pla­cés en dé­ten­tion pro­vi­soire et le troi­sième a été conduit dans un foyer, pour­suit la même source. Les in­ves­ti­ga­tions se pour­suivent afin d’iden­ti­fier d’éven­tuels autres com­plices. »

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