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Le Parisien (Paris) - - ARGENT -

vec l’ar­ri­vée du prin­temps, c’est le mo­ment de par­tir en chasse d’un job d’été. Un quart des jeunes de 18-34 ans sont à la re­cherche de ce type d’em­plois pour ar­ron­dir leurs fins de mois ou ac­qué­rir de l’ex­pé­rience. 500 000 à 700 000 contrats sai­son­niers sont à pour­voir se­lon France Stra­té­gie (or­ga­nisme de ré­flexion rat­ta­ché au Pre­mier mi­nistre), qui obéissent à des règles spé­ci­fiques. Voi­ci les points à connaître. Vous êtes mi­neur, mais vous avez dé­jà de bonnes connais­sances en in­for­ma­tique, dans les langues étran­gères, une ex­pé­rience de ba­by-sit­ting… Vi­sez en prio­ri­té les sec­teurs qui vous sont ac­ces­sibles : les ser­vices à la per­sonne, les tra­vaux sai­son­niers agri­coles et l’ani­ma­tion. Un plus à mettre en avant : votre em­ployeur peut vous payer 80 ou 90 % du smic se­lon votre âge.

Les condi­tions dans les­quelles vous exer­ce­rez votre job sont dif­fé­rentes se­lon votre âge (heures de tra­vail, ré­cu­pé­ra­tion, tra­vail les jours fé­riés…). Si vous avez de 16 à 17 ans, un ac­cord écrit de vos pa­rents est obli­ga­toire. Si vous avez entre 14 et 15 ans, non seule­ment une de­mande doit être adres­sée à l’ins­pec­tion du tra­vail, mais vos pa­rents doivent co­si­gner votre contrat de tra­vail. Pour les ly­céens et étu­diants âgés de moins de 26 ans qui ont ef­fec­tué des pe­tits bou­lots, les sa­laires sont exo­né­rés dans la li­mite de 3 smic men­suels, soit 4 400 € pour les re­ve­nus de 2016. Il est alors pos­sible de ne dé­cla­rer que les re­ve­nus qui ex­cèdent ce mon­tant, sur le foyer fis­cal des pa­rents. Même to­po pour les stages ré­mu­né­rés, à condi­tion que le mon­tant ne dé­passe pas le smic an­nuel (17 600 € en 2016). Les sa­laires per­çus par un jeune de plus de 26 ans sont eux in­té­gra­le­ment dé­cla­rables, même s’il est étu­diant et si cette ac­ti­vi­té est oc­ca­sion­nelle. Après 26 ans, il n’est de toute fa­çon plus pos­sible de rat­ta­cher l’en­fant étu­diant à son foyer fis­cal. Vous de­vez consul­ter un mé­de­cin qui, s’il le juge né­ces­saire, vous éta­bli­ra un ar­rêt de tra­vail. Si vous ne pou­vez tra­vailler pour cause de ma­la­die (ou ac­ci­dent non pro­fes­sion­nel), vous se­rez sou­mis à des obli­ga­tions pour être en règle cô­té em­ployeur et cô­té Sé­cu­ri­té so­ciale. Vous ne se­rez pas in­dem­ni­sé si vous ve­nez tout juste de com­men­cer à tra­vailler. Il faut en ef­fet rem­plir une condi­tion d’ac­ti­vi­té pro­fes­sion­nelle préa­lable suf­fi­sante. Celle-ci va­rie se­lon que votre ar­rêt de tra­vail est in­fé­rieur ou su­pé­rieur à six mois. Quoi qu’il en soit, les trois pre­miers jours d’ar­rêt ne sont pas in­dem­ni­sés. Pour bé­né­fi­cier de l’as­su­rance chô­mage, il faut avoir tra­vaillé au moins 610 heures ou 122 jours sur les 28 derniers mois. A par­tir du 1er sep­tembre, ce cri­tère se­ra ra­me­né à 88 jours. Chaque pé­riode tra­vaillée compte et s’ad­di­tionne. Tous les jobs que vous avez exer­cés l’été ou en poin­tillé du­rant vos études peuvent comp­ter pour le cal­cul de votre re­traite, sous condi­tions. D’abord, vous de­vez avoir été dé­cla­ré pour ef­fec­tuer ces tra­vaux et avoir des bul­le­tins de sa­laire car ce­la si­gni­fie que vous avez co­ti­sé à une caisse de re­traite.

Pour va­li­der un tri­mestre de droits à la re­traite en 2017, vous de­vez avoir tou­ché 1 952 € sur l’an­née. Exemple : si au cours de l’an­née vous avez tra­vaillé six se­maines au smic, vous va­li­de­rez un tri­mestre d’as­su­rance. Un conseil : pen­sez à nu­mé­ri­ser vos feuilles de sa­laire pour les conser­ver.

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