« On se sent un peu comme des ar­tistes »

Le Parisien (Paris) - - LE JOURNAL DE PARIS - AUDREY BAUCHERON, EM­PLOYÉE DU CA­CAO­TIER A.B.

ELLE A DÉ­BU­TÉ à 17 ans en ap­pren­tis­sage dans la bou­tique d’En­ghien-les-Bains lors de son CAP en cho­co­la­te­rie. Douze ans plus tard, Audrey Baucheron est l’une des plus an­ciennes em­ployées du Ca­cao­tier. A 29 ans, elle of­fi­cie désormais au sein du la­bo­ra­toire de SaintPierre-les-El­beuf (Sei­neMa­ri­time). « Je conti­nue d’ap­prendre, ra­conte la jeune femme ori­gi­naire de Mois­selles (Val-d’Oise). Cer­tains trouvent ça ré­pé­ti­tif. Je ne suis pas las­sée. On peut pas­ser 7 h 30 par jour à dé­co­rer. Et par­fois, on moule des co­cottes et des oeufs pen­dant des se­maines. C’est ce qui me

pas­sionne. Le mé­tier, ce n’est pas seule­ment faire des oeufs en cho­co­lat. C’est aus­si un tra­vail de pré­ci­sion où il faut être très mi­nu­tieux. Rien qu’au­jourd’hui, on a col­lé 4 000 fleurs en sucre sur des oeufs. »

Traits au cor­net ( NDLR : pa­pier rou­lé dont on se sert comme un sty­lo), points à la four­chette, rho­doïds ( NDLR : rou­leau de

ma­tière plas­tique), elle exé­cute chaque geste avec la pré­ci­sion d’une or­fèvre. « Quand on fait des dé­cors ou des oeufs den­telles, on se sent un peu comme des ar­tistes », sou­rit cette ama­trice de cho­co­lats noir et blanc. Audrey, qui « a vu gran­dir l’en­tre­prise », me­sure le che­min par­cou­ru par Le Ca­cao­tier. « Au dé­but, à part une en­ro­beuse, on n’avait pas beau­coup de ma­chines. Au­jourd’hui, elles sont plus nom­breuses. Les pièces qu’on réa­lise évo­luent mais le tra­vail en soi n’a pas chan­gé. Ce sont les quan­ti­tés à pro­duire qui ne sont plus les mêmes ! »

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