« Je ne veux pas mo­di­fier la loi »

Le Parisien (Paris) - - FAIT DU JOUR -

ANNE-SO­PHIE BARDIN-LAHALLE Les 35 heures, vous les gar­dez ?

Ma po­si­tion est constante, ex­po­sée avant même que je ne de­vienne mi­nistre. Je ne veux pas mo­di­fier la loi. Car, si on l’abroge, il faut en pro­po­ser une autre, si­non la du­rée lé­gale de­vient 48 heures heb­do­ma­daires sans être payé plus ; c’est le pro­gramme de Fran­çois Fillon. Mais je cri­tique le fait que les 35 heures soient ap­pli­quées de ma­nière ho­mo­gène à toutes les en­tre­prises. Or dans le BTP, on n’a pas la même vie que dans le nu­mé­rique ; dans un grand groupe, ce n’est pas comme dans une PME. Il est in­dis­pen­sable de re­don­ner de la sou­plesse. Donc je garde les 35 heures, je ren­voie à des ac­cords ma­jo­ri­taires d’en­tre­prise et de branche la fixa­tion d’une du­rée qui peut dé­ro­ger à la loi. L’ac­cord type de branche étant pré­fé­rable quand il s’agit de très pe­tites en­tre­prises, à deux, trois ou quatre sa­la­riés.

ANNE-SO­PHIE BARDIN-LAHALLE Et les heures sup­plé­men­taires ?

Je re­met­trai en place l’exo­né­ra­tion pa­tro­nale et sa­la­riale sur les heures sup­plé­men­taires. Je suis un prag­ma­tique. Cer­tains me re­prochent d’être par­fois d’ac­cord avec mes op­po­sants mais, quand ils ont fait de bonnes choses et qu’elles ont été sup­pri­mées à tort, il faut sa­voir le re­con­naître. C’était une er­reur de sup­pri­mer ce dis­po­si­tif (NDLR : mis en place sous le quin­quen­nat Sar­ko­zy et sup­pri­mé par Hol­lande à son ar­ri­vée à l’Ely­sée).

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