Ma­rionMa­ré­chal-LePen, une­cam­pa­gnea­mi­ni­ma

Plu­tôt dis­crète jus­qu’ici, la ben­ja­mine de l’As­sem­blée a te­nu hier mee­ting à Bayonne pour dé­fendre la can­di­da­ture de sa tante. Mais elle ne re­nonce pas à ses propres am­bi­tions.

Le Parisien (Paris) - - POLITIQUE -

lant de ses voeux à une union des droites, Ma­rion Ma­ré­chal-Le Pen aime en ef­fet faire en­tendre sa dif­fé­rence. Et n’hé­site pas à s’op­po­ser ré­gu­liè­re­ment à Florian Phi­lip­pot, le vice-pré­sident du FN, te­nant d’une ligne plus à gauche. Deux lignes, donc, qui ont pour­tant su ob­ser­ver une cer­taine trêve du­rant la cam­pagne. « Ça se passe bien entre eux. Florian Phi­lip­pot lui dit bon­jour », consta­tait ré­cem­ment, non sans iro­nie, un cadre du FN. Peu pré­sente dans les mé­dias, sans poste of­fi­ciel dans l’or­ga­ni­gramme de cam­pagne, Ma­rion Ma­ré­chalLe Pen veut tou­te­fois mon­trer qu’elle fait le job pour sa tante. Cer­tains lui prêtent des am­bi­tions pour la suite, elle af­firme res­ter, en­vers et contre tout, loyale. Et jouit d’un sta­tut bien à part au FN. « C’est une su­per­star », ré­sume Marc, ve­nu l’ap­plau­dir hier s o i r à Bayo n n e . Hi e r, d eva n t 200 personnes, elle a in­sis­té sur ses thèmes de pré­di­lec­tion : la dé­fense des pe­tites en­tre­prises, l’iden­ti­té, l’is­la­misme… Mais elle a su aus­si dé­fendre la sortie de l’eu­ro, si chère à son ri­val Florian Phi­lip­pot, « qui nous per­met­tra de re­trou­ver notre li­ber­té ». Bref, à sa fa­çon, Ma­rion Ma­ré­chal-Le Pen sou­tient sa tante. Du moins of­fi­ciel­le­ment.

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