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Le Parisien (Paris) - - LOI­SIRS -

ncor­ri­gible Pierre Ri­chard ! A notre ar­ri­vée, le Grand Blond se lève d’un bond et manque de s’éta­ler en glis­sant sur un coin de ta­pis. A 82 ans, il ne change pas. Alerte et l’oeil rieur, ce­lui qui tour­ne­ra pro­chai­ne­ment avec So­phie Mar­ceau re­çoit dans ses bu­reaux pa­ri­siens pour une ac­tua­li­té riche. Il est à l’af­fiche ce mer­cre­di d’« Un pro­fil pour deux », dé­li­cieuse co­mé­die qu’il porte avec Ya­niss Les­pert et Fan­ny Va­lette, et illu­mine la scène du Théâtre du Rond-Point dans « Pe­tit Eloge de la nuit », seulen-scène in­ti­miste, entre rê­ve­rie et poé­sie, tein­té de bur­lesque. Il y est su­blime. Ren­contre. En gé­né­ral oui, mais pour qui ? On est ac­cu­lé à vo­ter non pas pour quel­qu’un mais pour ne pas avoir l’autre. J’ai­me­rais un jour vo­ter pour quel­qu’un en me di­sant : « C’est lui ! » Je suis conster­né par la dé­fo­res­ta­tion en Ama­zo­nie. Ou la pol­lu­tion des océans. Seu­le­ment, écrire, trou­ver un pro­duc­teur, tour­ner, mon­ter un film… il faut trois ans. Je n’ai ni le cou­rage ni la forme phy­sique. Oui, d’au­tant qu’au­jourd’hui, on ne laisse plus le temps aux films de bé­né­fi­cier du bouche-ào­reille. Après la pre­mière séance du mer­cre­di, on vous dit qu’il a fait tant d’en­trées et que donc, c’est mort. Je n’ai plus en­vie qu’on m’ap­pelle à 11 h 30 un mer­cre­di pour as­sas­si­ner trois ans de bou­lot !

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