Le­ma­ra­thon des«pe­tits» can­di­dats

Dans ce sprint fi­nal, ils mul­ti­plient in­ter­views et mee­tings. Pas ques­tion pour eux de ra­ter la moindre oc­ca­sion de se faire connaître.

Le Parisien (Paris) - - POLITIQUE -

se pour tous, ce sprint fi­nal s’ap­pa­rente à une course ef­fré­née pour les « pe­tits » qui ne dis­posent pas du sou­tien (no­tam­ment fi­nan­cier) d’un gros ap­pa­reil politique… et qui ne ra­te­raient un pla­teau à au­cun prix. Gard,so­né­pou­sea­pris­le­vo­lant­pour le conduire jus­qu’à sa pro­chaine étape. Pour se re­po­ser, le ber­ger du Béarn s’oc­troie une pe­tite heure de sieste par jour. « Et il car­bure au steack-frites-ba­nanes ! » ri­gole un porte-pa­role.

Même ca­dence fré­né­tique pour Na­tha­lie Ar­thaud. La can­di­date de Lutte ou­vrière dort peu. D’au­tant que jus­qu’à la se­maine der­nière, l’en­sei­gnante conti­nuait à cor­ri­ger les co­pies ! Rythme tout aus­si sou­te­nu chez Ni­co­las Du­pont-Ai­gnan ou en­core Jacques Che­mi­nade, qui tourne à douze in­ter­views par jour en moyenne. « C’est tout juste si on ne nous de­mande pas de nous fil­mer quan­don­se­cou­che­dans­no­tre­lit.On est sol­li­ci­tés 23 heures sur 24 ! » con- fie un de ses lieu­te­nants qui re­grette que son can­di­dat ne puisse pas consa­crer plus de temps aux ci­toyens.

Fran­çois As­se­li­neau, lui, n’a pas re­non­cé à te­nir deux à trois mee­tings par se­maine. « C’est très dense, mais notre can­di­dat est dro­gué à la vo­lon­té », ad­mire un porte-pa­role, qui se dit«im­pres­sion­né»par­le­cham­pion de l’Union po­pu­laire ré­pu­bli­caine qui « ne fume pas et mange sai­ne­ment ». Son pe­tit se­cret ? « C’est un cer­veau. Il a fait plus de 500 con­fé­rences, ce­la fait dix ans qu’il se pré­pare », jure un proche.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.