D’autres films me­na­cés

Le Parisien (Paris) - - ANNONCESCLASSÉES -

en juin der­nier, la pla­te­forme de fi­nan­ce­ment par­ti­ci­pa­tif Cel­lu­loid An­gels s’est fixé pour mis­sion de sau­ver des films en dan­ger en fai­sant ap­pel aux dons du pu­blic. Et ça marche : « les Ton­tons flin­gueurs » et plus ré­cem­ment « la Belle Ma­ri­nière », film de 1932 avec Jean Ga­bin, sont par­tis en res­tau­ra­tion grâce aux dons.

Deux beaux suc­cès… pour plus d’une di­zaine de pro­jets avor­tés faute de par­ti­ci­pants, no­tam­ment pour « le Grand Bleu » de Luc Bes­son, ou « la Fo­lie des gran­deurs » de Gé­rard Ou­ry. En quoi ces oeuvres cé­lèbres sont-elles me­na­cées ? « 95 % des films ne sont plus aux normes de dif­fu­sion ac­tuelles, ex­plique Sé­bas­tien Ar­laud, ins­ti­ga­teur de la plate-forme. Soit, ils n’existent que sur pel­li­cule, et il faut les res­tau­rer comme La belle Ma­ri­nière, dont il ne sub­siste qu’une co­pie. Soit, ils ne sont pas en 4K et ils ne pour­ront bien­tôt plus être ex­ploi­tés, no­tam­ment à la té­lé­vi­sion. »

Pour­quoi faire ap­pel aux dons pour payer ces res­tau­ra­tions ? « La mise aux­nor­mes­coûte100 000€par­film en moyenne. Les so­cié­tés qui ex­ploitent, la Gau­mont par exemple pour

ont un ca­ta­logue énorme. Elles ne peuvent pas tout faire. La res­tau­ra­tion n’est pas une prio­ri­té », jus­ti­fie Sé­bas­tien Ar­laud. Le pu­blic prend le re­lais quand il se sent per­son­nelle- ment im­pli­qué : « Pour les deux films qui ont sus­ci­té les dons né­ces­saires, nous avons consta­té qu’il faut une vraie mo­bi­li­sa­tion au ni­veau lo­cal (

) », pour­suit l’ex­pert, qui va s’at­te­ler à res­tau­rer plu­sieurs films sur Pa­ris.

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