« Il faut por­ter un pro­jet avec une au­to­ri­té mo­rale »

Em­ma­nuel Ma­cron, En Marche !

Le Parisien (Paris) - - POLITIQUE - DENOTREENVOYÉESPÉCIALE ÀPECHBONNIEU(HAUTE-GA­RONNE) PAU­LINE THÉVENIAUD @Pau­li­ne_Th

TOU­LOUSE en mode ex­press. Pour son grand mee­ting ré­gio­nal, Em­ma­nuel Ma­cron avait pré­fé­ré Pau, la ville de son pré­cieux al­lié Fran­çois Bay­rou. Et lesHautes-Py­ré­nées­de­so­nen­fance, pour une es­ca­pade, aux ac­cents people, dû­ment mé­dia­ti­sée. Dans la Ville rose, le can­di­dat d’En Marche ! a juste eu le temps d’ac­cor­der, hier ma­tin, un en­tre­tien à la presse ré­gio­nale. C’est en pé­ri­phé­rie de l’ag­glo­mé­ra­tion, à Pech­bon­nieu, qu’il a choi­si de s’at­tar­der pour vi­si­te­runEh­pad­spé­cia­li­sé­dans le trai­te­ment de la ma­la­die d’Alz­hei­mer. L’oc­ca­sion de par­ler han­di­cap et dé­pen­dance. Mais aus­si de se dé­mar­quer de son ri­val LR.

SUR LE TER­RAIN

Tou­jours ac­com­pa­gné de son épouse, Brigitte, Em­ma­nuel Ma­cron des­cend de sa voi­ture tout sou­rire. Il a plus d’une heure de re­tard : « On ne marche pas, on ga­lope ! » La vi­site a été or­ga­ni­sée par Eli­sa­beth Tou­tutPi­card, can­di­date En Marche ! aux lé­gis­la­tives. Le dé­pu­té PS de la cir­cons­crip­tion, Gé­rard Bapt, est là aus­si. En sou­tien ? « J’ai par­rai­né Be­noît Ha­mon parce qu’il a été dé­si­gné par les mi­li­tants. Après, le vote est in­di­vi­duel dans le se­cret de l’iso­loir… » Les pen­sion­naires s’at­tardent, eux, sur leur cé­le­ri ré­mou­lade. Le couple Ma­cron cir­cule entre les tables, échange avec les soignants, les pa­rents. « Sa fi­gure me dit quelque chose ! », clai­ronne une pa­tiente au pas­sage du can­di­dat, qui s’éclipse pour prendre un ra­pide re­pas avec le per­son­nel. Avant de fi­ler à l’aé­ro­port, Ma­cron­pro­met:«Dans­me­sen­ga­ge­ments, il n’y au­ra au­cune sup­pres­sion ou non-re­nou­vel­le­ment d’em­plois dans la fonc­tion pu­blique hos­pi­ta­lière, c’est ab­so­lu­ment in­dis­pen­sable. » Sui­vez son re­gard…

CE QU’IL A DIT DE L’AUTRE

L’air de ne pas y tou­cher, Ma­cron tor­pille Fillon. « Vous ne ré­pon­dez pas aux su­jets des plus faibles en leur ren­voyant des chiffres, charge-t-il. Si l’on veut te­nir les équi­libres d’une so­cié­té qui au­jourd’hui souffre, on doit trai­ter hu­mai­ne­ment les gens […] et pas les ren­voyer à une­froi­deur.»De­làà­di­re­quele pro­jet de son ri­val est ce­lui de la casse so­ciale, il n’y a qu’un pas… que Ma­cron a fran­chi plus tôt, en évo­quant « une purge in­juste et in­ef­fi­cace » de­vant les jour­na­listes de « la Dé­pêche du Mi­di ». Quand on lui montre la une du quo­ti­dien consa­crée hier à Fillon, un nou­veau mis­sile fuse : « Pour por­ter un pro­jet ef­fi­ca­ce­ment, il faut le faire avec une au­to­ri­té mo­rale qu’il n’a plus. »

SON AR­GU­MENT CHOC

Ma­cron l’as­sure, son pro­gramme est au contraire « ef­fi­cace et juste ». « Le pro­jet que je porte per­met d’avoir une vraie ré­ponse à tra­vers l’école, per­met de re­don­ner une vraie vi­ta­li­té à notre pays par les ré­formes éco­no­mi­que­set­so­ciales,in­ves­tit sur l’ave­nir et l’Eu­rope », vante ce­lui qui, la veille, à Pau, s’était po­sé en seul can­di­dat à même de « ré­con­ci­lier les France ».

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