Le­plein­de­so­leil

Les va­can­ciers pro­fitent d’une mé­téo ra­dieuse un peu par­tout sur le pays. Ils af­fluent dans les sta­tions de bord de mer au grand bon­heur des hô­te­liers ou des gla­ciers.

Le Parisien (Paris) - - SOCIÉTÉ - CORALIEGARANDEAU

Va­can­ciers de la pre­mière se­maine comme de la se­conde, la zone C (ré­gion pa­ri­sienne et tou­lou­saine) peut s’es­ti­mer ver­nie : l’an­ti­cy­clone brille sur l’Hexa­gone, contre toute at­tente, et le so­leil fait des heu­reux. Un par­fum d’été s’est ins­tal­lé sur la ma­jo­ri­té du pays. Et ça fait un bien fou. Ca­mille, Pa­ri­sienne tout juste ren­trée d’un sé­jour fa­mi­lial en Cor­rèze, se sent toute re­vi­go­rée pour re­prendre le bou­lot. Elle n’en rev i e n t p a s : « No u s n o u s sommes bai­gnés trois jours de suite ! J’avais dit à tout le monde de prendre les maillots pour al­ler à la pis­cine chauf­fée de Brive… Il fai­sait tel­le­ment beau qu’on s’est tous re­trou­vés dans le lac ! J’ai mis du temps pour y ren­trer, mais j’ai na­gé ! »

En Bre­tagne, c’est au jar­din que Claude et Fran­çoise constatent cette mé­téo ex­cep­tion­nelle : « Les ca­mé­lias sont dé­jà dé­fleu­ris ! Et nous sommes obli­gés d’ar­ro­ser, ce qui n’ar­rive ja­mais en cette sai­son », re­marquent les re­trai­tés ins­tal­lés dans le sud du Fi­nis­tère.

Non loin de là, les pro­fes­sion­nels­son­tex­ta­tiques.Com­meNa­tha­lie, à l’of­fice de tou­risme de Qui­be­ron, qui en perd même un peu sa voix. « C’est à cause des bains de mer, confesse-t-elle. L’eau est fraîche, mais c’est to­ni­fiant. Et il fait très très beau ! » Dans la sta­tion, les ter­rasses et les plages font le plein. Les pistes cy­clables aus­si. Chez le loueur de vé­los, on re­con­naît être dé­bor­dés. « Nous avons beau­coup de monde », in­siste la gé­rante. « On n’avait pas pré­vu, on ne fait ja­mais au­tant à Pâques nor­ma­le­ment. D’ailleurs je vais de­voir vous lais­ser ! » s’in­ter­rompt-elle. Qui dit rayons, dit… dé­gus­ta­tion de glaces. Au Sor­bet d’amour, près de la plage du Moul­leau à Ar­ca­chon, le res­pon­sable es­time que « c’est une se­maine qui bous­cule. L’an­née der­nière à la même époque, il pleu­vait. Là on voit les gens en sor­tie de plage, ils sont rouges et blancs ! ». Oli­via, elle, est en va­cances, en face, au Cap-Fer­ret. La qua­dra­gé­naire vit à Tou­louse et re­trouve son frère qui vient du Gard, ain­si que leurs pa­rents qui ré­sident en Nor­man­die. « On en pro­fite à fond mais il y a du monde. On vou­lait mon­ter au phare, c’était com­plet ! » Au pro­gramme de la fa­mille : pique-nique sur la plage à l’océan, exer­cices au­gran­dai­re­ta­pé­ro­de­hors­tous les soirs. « L’air io­dé nous fait tel­le­ment de bien ! Ma mère est re­mon­tée à vé­lo pour la pre­mière fois de­puis des an­nées. »

La vague de beau temps at­tire aus­si en Nor­man­die. A Dieppe (Seine-Ma­ri­time), les va­can­ciers sont nom­breux. « On res­sent l’af­flux sur le front de mer, com­mente l’agent d’ac­cueil de l’of­fice de tou­risme de Dieppe. On n’a pas eu une goutte de pluie et un temps ma­gni­fique de­puis pres­que­dix­jours.»Ajou­tez­dans la ré­gion « pas mal d’An­glais et de Belges » qui sont, eux aus­si, en congés sco­laires. A l’Hô­tel Agua­do, on s’avoue « sur­pris par ce temps de juillet ». « De­puis le week-end des Ra­meaux, c’est un raz de ma­rée ! » s’ex­clame la di­rec­trice, qui note « l’ex­trême sen­si­bi­li­té des gens à la mé­téo : ils se dé­cident à la der­nière mi­nute ». L’éta­blis­se­ment af­fiche com­plet pour ce week-end pas­cal, mais « on a tou­jours des an­nu­la­tions ». Pa­rions qu’une ma­jo­ri­té vou­dra en pro­fi­ter, avant d’être blo­quée par le di­manche d’élec­tion à ve­nir.

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