Le­meurtre deMo­ha­med pour­rait être ju­gé

La jus­tice a va­li­dé la pro­cé­dure d’en­quête sur un crime com­mis en 2001.

Le Parisien (Paris) - - FAITS DIVERS -

fi­na­le­ment élu­ci­dée mi­ra­cu­leu­se­ment quinze ans après les faits grâce à une dé­non­cia­tion… L’ins­truc­tion sur le meurtre Mo­ha­med Ab­del­ha­di, com­mis par un père et son fils en 2001 à Ville­franche-sur-Saône (Rhône), était pour­tant me­na­cée par un pro­blème de pro­cé­dure, la dé­fense es­ti­mant que les faits étaient pres­crits à cause d’un élé­ment de dos­sier qui avait été éga­ré.

La chambre de l’ins­truc­tion de Lyon en a dé­ci­dé au­tre­ment hier, es­ti­mant dans son ar­rêt qu’il s’agis­sait d’un « crime oc­culte », le corps ayant été dis­si­mu­lé sept ans dans une cave avant d’être en­ter­ré dans un bois. Dans ce cas, le dé­lai de pres­crip­tion (dix ans à l’époque en cas de crime) ne com­mence à cou­rir qu’à par­tie de la dé­cou­verte du ca­davre. L’ins­truc­tion va donc pou­voir se pour­suivre. Naouel, l’une des soeurs de Mo­ha­med, a ac­cueilli hier la nou­velle en larmes. « On va en­fin pou­voir rendre jus­tice à mon frère… C’est une épreuve en plus qu’on nous a in­fli­gé, mais on tien­dra bon », a-t-elle ré­agi. La te­nue d’un pro­cès n’est pour­tant pas en­core to­ta­le­ment ac­quise : la dé­fense a an­non­cé qu’elle al­lait se pour­voir en cas­sa­tion.

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